Languedoc-Roussillon
Institutions
Standard & Poor's délivre une bonne note à la Région
Le cabinet conseil américain Standard & Poor’s délivre la note de référence à long terme « AA- » à la Région L.-R., qualifiant la perspective de « stable » pour la collectivité. À court terme, elle reçoit la note « A-1+ ». « Les notes reflètent principalement le cadre institutionnel "prévisible et équilibré" des Régions françaises, les faibles engagements hors-bilan de la Région ainsi que l'impact "positif" de sa gouvernance, de sa gestion financière et de sa situation de liquidité », indique S&P dans un communiqué traduit de l’américain. L’agence estime également que l’épargne brute devrait rester élevée sur la période 2014-2016, même si elle anticipe un endettement consolidé très élevé à fin 2016. « Le taux d'endettement consolidé de la Région a augmenté d'un niveau modéré de 79 % à fin 2009, à environ 125 % à fin 2013 », souligne-t-elle. Elle anticipe qu’il pourrait passer à 178 % des recettes de fonctionnement en 2016, « incluant le crédit-bail sur le matériel ferroviaire, le PPP sur le haut-débit et les garanties d’emprunt octroyées », indique-t-elle.
Investissements en hausse
L’agence de notation estime que la Région Languedoc-Roussillon va poursuivre sur un rythme d’investissement élevé jusqu’en 2016, avant de revenir a un niveau plus modéré. Les investissements régionaux devraient atteindre un pic en 2014-2015, lié à l'effort important de la Région en matière de transports ferroviaires, d'infrastructures portuaires, de lycées, d'enseignement supérieur et de recherches. « Nos projections se fondent sur des dépenses d'investissement de 470 M€ en moyenne entre 2014 et 2016 contre 416 M€ entre 2011 et 2013 (hors prêts et avances remboursables). Dès lors, nous nous attendons à ce que les besoins de financement après investissements de la Région augmentent ponctuellement pour atteindre 15% de ses recettes totales en 2015 avant de commencer à décroître dès 2016 sous l'effet d'un niveau d'investissement redevenu plus modéré. » Pour autant, S&P semble persuadé que la collectivité saura maintenir ses charges financières à moins de 5 % de ses dépenses de fonctionnement, « et ce grâce à une gestion optimisée de sa dette ».










