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Agri - Agro
| 29/09/2016

St Mamet fait sa révolution industrielle

Lorsque la nouvelle direction menée par Matthieu Lambeaux (groupe Florac) reprend en octobre 2015 les rênes de St Mamet, spécialiste de la transformation de fruits (100 M€ de CA, 150 salariés, Nîmes), l’entreprise gardoise est « en faillite » a l’habitude de dire son nouveau dirigeant. Un an plus tard, celui-ci annonce « un big bang industriel » avec l’injection de près de 15 M€ sur 3 ans dans la modernisation du site industriel de Vauvert. L’objectif est d’en faire une usine du futur. La surface de production de l’usine va passer de 27.000 à 10.000 m2. « Nous récupérons seulement les bâtiments les plus récents et nous installons dans du neuf. Les lignes de production étaient tellement longues que c’était une catastrophe en matière de supervision », explique le dirigeant. La robotisation (32 robots sur deux plateformes) et l’automatisation prennent aussi la main. « Cela devrait nous permettre de cesser d’avoir un surpoids de 10 % en moyenne sur chaque boîte. » L’outil industriel devrait être opérationnel en juillet 2017.

Rupture technologique En termes d’effectif, le recrutement de 30 personnes, dont des automaticiens, est prévu ainsi qu’ « une montée en compétence majeure pour 90 salariés de l’usine, via l’obtention de certificats de qualification professionnelle. Les saisonniers qui ne travailleront plus dans l’usine seront orientés vers le volet arboricole », ajoute Eric Nemorin, le DRH. Le verger, qui fournit actuellement 15.000 t de fruits français devrait atteindre les 30.000 t. « Nous sommes la dernière entreprise de France dont 70 % des fruits sont d’origine française », martèle le dirigeant. L’ensemble des investissements doivent permettre à St Mamet de poursuivre ses innovations notamment sur le marché du snacking. Le marché du surgelé sera attaqué à l’horizon 2019. Entre temps, le conditionnement plastique aura fait son apparition en 2018 ainsi qu’un nouveau process sur le fruit. Pour l’équipe de St Mamet, usine du futur rime aussi avec usine verte. Sont prévues une baisse de 50 % de la consommation d’eau, la réduction de 40% de consommation d’énergie, la replantation de 400 ha de vergers (650 ha actuellement) dont 30 % en bio et « la mise en place de la plus grande ferme solaire du sud de la France sur près de 12 ha. » La construction d’un nouvel entrepôt de stockage des produits finis à Entraigues par FM Logistique est également programmée pour le 1er juillet 2017. De nouveaux contrats ont été décrochés, en Chine notamment et cela « devrait avoir une incidence notable sur l’Ebitda des 3 prochaines années », ajoute Matthieu Lambeaux. Le BtoB fait aussi son entrée. Côté grande distribution, les premiers résultats se font ressentir : +7,5 % de croissance valeur sur le dernier trimestre. L’usine du futur est en marche dans les territoires, à l’image de SNR Cévennes dans le Gard, Figeac Aéro dans le Lot et Bosch en Aveyron.

Nelly Barbé / barbe@lalettrem.net
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