Aude
Agri - Agro
Spanghero reprend Spanghero
Le tribunal de commerce de Carcassonne a retenu, ce matin, l’offre de reprise de la société Spanghero (Castelnaudary) par son fondateur, Laurent Spanghero. L'objectif de Laurent Spanghero est « d’atteindre les 90 embauches d’ici la fin de l’année. Il fallait éviter la fermeture de cette entreprise… Mais aujourd’hui, elle n’a plus de clients ». Son offre –se soldant à 400 000 € payés à l’administrateur judiciaire- était celle de la dernière chance pour Spanghero. La société chaurienne, qui appartenait au groupe coopératif Lur Berri, avait été mise en liquidation, avec poursuite d'activité, après le scandale de la viande de cheval. Elle employait 224 personnes.
Lur Berri a proposé le reclassement de 100 salariés et à l’administrateur judiciaire une enveloppe de 850 000€ dans le cadre du plan social, en plus des indemnités légales.
Lur Berri se pose en victime
Le directeur général de Lur Berri Olivier Gémin, interrogé par La Lettre M, campe inlassablement sur ses positions se disant « triplement victime d’agissements frauduleux de la part d’un de ses fournisseurs, des accusations hâtives de l’Etat et de la décision irresponsable de supprimer nos trois agréments sanitaires ».
Sur la procédure de sauvegarde, précédent la liquidation, qui mettait à l'abri Lur Berri de poursuites financières et pénales : « C’est un procès d’intention. Lur Berri a assumé ses responsabilités dans le respect de l’autonomie de la société Spanghero, martèle Olivier Gémin. La procédure de sauvegarde était le seul moyen de donner de l’oxygène à l’entreprise ». Sur les accusations d'avoir voulu faire du beurre avec le négoce, Olivier Gémin répond : « Le négoce représentait à peine 3 % du chiffre d’affaires de Spanghero et, sur la période juillet 2012-janvier 2013, l’entreprise était rentable. »










