Somefor Ressources va investir 10 M€ à Pamiers
Filiale du groupe ariégeois Maestria depuis 2009, Somefor Ressources (10 salariés, 8 M€ de CA) projette de construire un bâtiment de 7 000 m2 dans la zone de Gabrielat, à Pamiers, pour un coût total avoisinant 10 M€. Spécialiste des pigments minéraux et organiques destinés aux usages industriels, l’entreprise veut en effet se doter d’une usine dédiée à la production de PEP (pigments enrobés polymères). Avantage majeur de ces pigments nouvelle génération, utilisés dans la coloration des enrobés bitumineux : leur présentation sous forme de granulés, qui facilite leur stockage et leur utilisation. « Contrairement aux pigments en poudre, les PEP ne sont pas sensibles à l’humidité et ne dégagent pas de poussière quand on les manipule, ce qui est un vrai progrès pour les opérateurs, les installations et l’environnement », explique à La Lettre M son directeur, Bernard Boudeaud.
Une mise en service progressive à partir de 2023
La fabrication de ces granulés, qui est aujourd’hui réalisée dans l’atelier historique de Somefor Ressources, à Martigues (Bouches-du-Rhône), va donc déménager à Pamiers (où se situe le siège de l’entreprise), où un terrain de 2 ha a été acquis dans cette optique. « Nous avions besoin d’espace pour bâtir une usine moderne - avec des zones cloisonnées, des systèmes de traitement de l’air, etc. – qui garantisse de bonnes conditions de travail à nos salariés et qui nous permette de répondre à la croissance que nous anticipons sur cette activité, développe Bernard Boudeaud. Sous cinq à dix ans, les granulés pourraient en effet représenter moitié de notre production, contre un quart aujourd’hui. »
En attente des dernières autorisations préfectorales, Somefor Ressources prévoit l’ouverture de sa nouvelle usine début 2023, au terme d’une année de travaux. « La mise en service se fera progressivement. La formation des opérateurs et les réglages de la nouvelle machine vont prendre du temps donc nous allons démarrer avec une activité en 1/8, puis en 2/8 et enfin en 3/8. Dans une deuxième phase, nous rentrerons une seconde machine pour doubler la capacité de production initiale. »
À terme, une vingtaine de salariés devraient travailler dans cette usine, qui pourra produire jusqu’à 1 000 tonnes de granulés par an. Si des mutations seront proposées aux dix salariés de l’atelier de Martigues (qui reste en activité), l’essentiel des recrutements devrait se faire localement.










