SoLocal : 250 emplois menacés en Occitanie
Environ 120 salariés des agences SoLocal (PagesJaunes, CA : 756 M€, siège à Boulogne-Billancourt - 92) de Balma (31) et de Montpellier manifestent le 23 février dans le cadre d’un appel national à la grève lancé par l’intersyndicale CFDT-FO-CGT-CFE/CGC-CFTC-Autonome pour dénoncer le plan « SoLocal 2020 ». Dévoilé le 13 février, ce plan prévoit « une réduction de l’ordre de 1 000 postes (sur 4 400, NDLR) sur la période 2018-2019 » dans toute la France. En Occitanie, 246 postes seraient concernés : 60 à Montpellier, où l’agence pourrait être fermée en fin d’année, et 186 à Balma, avec une fermeture envisagée, selon nos informations, pour mi-2019. « Il est prévu des suppressions d’emploi et des reclassements, précise à La Lettre M Francis Magri, délégué CFDT au sein du site toulousain. Mais nous savons que beaucoup de gens n’accepteront pas de bouger. Le chiffre pourrait donc passer de 1 000 à 1 500 postes au total. » Côté SoLocal, le DG Éric Boustouller estime que le plan engagé est « indispensable pour garantir le développement de l’entreprise et renouer avec la croissance grâce à une compétitivité restaurée ».
« D’ici à 2020, tout en assurant une présence commerciale sur tout le territoire français, les implantations de SoLocal en France passeraient de 23 sites à quatre hubs (télévente, support clients, R&D/IT) régionaux (Lille, Rennes, Bordeaux et Lyon), deux hubs de production/développement (Angoulême - Chambéry), un hub télévente (Boulogne) et le siège social à Boulogne-Billancourt », précise SoLocal, qui entend « réinventer sa culture d'entreprise autour du digital ». L’annonce du plan est intervenue à la veille de la publication des comptes annuels du groupe, annonçant un résultat net consolidé porté à 336 M€, en hausse de 585 %. Un bond « principalement dû au gain net non monétaire provenant de la restructuration de la dette », assure le groupe dans un communiqué. « Près de 600 % de hausse annuelle de résultat ! s’étrangle de son côté Francis Magri. C’est vraiment violent. Aujourd’hui, nous refusons de négocier ce plan. Nous voulons étudier toutes les solutions qui pourraient permettre d’éviter les licenciements. » Une nouvelle manifestation nationale est prévue – cette fois-ci à Paris – le 1er mars. Alors que les salariés toulousains ont manifesté ce 23 février devant leur propre site, leurs homologues montpelliérains, eux, ont rejoint à Marseille une délégation regroupant également des salariés niçois et marseillais.










