Seul un commerçant nîmois sur deux juge le bilan des soldes d’hiver satisfaisant, selon une étude réalisée par la CCI de Nîmes, et présentée ce matin par son président, Eric Giraudier, et par la vice-présidente en charge du commerce, Danièle Paoli. En centre-ville, 61 % des commerçants jugent le CA des soldes peu satisfaisant. À l’inverse, les commerçants de périphérie sont 67 % à être satisfaits du CA réalisé grâce à une meilleure fréquentation. La tendance est la même pour les ventes de fin d’année : 43 % seulement des commerçants de centre-ville sont satisfait, contre 73 % en périphérie. Globalement, la fréquentation a reculé de 5,5 %, et le CA de 5,3 %, depuis l’année dernière. Pendant les soldes, les commerçants ne sont que 53 % à avoir observé un pic de fréquentation, qui s’est limité à la première semaine, aussi bien en centre-ville qu’en périphérie. 57 % des commerçants sont satisfaits de la date de démarrage des soldes, mais seuls 25 % ont utilisé le principe des soldes flottants dans les six derniers mois. 60 % des commerçants affirment avoir utilisé des promotions et ventes privées avant les fêtes, et avant les soldes. Dans le même temps, 52 % des commerçants estiment qu’Internet constitue une concurrence à leur activité pendant les soldes.
Le centre-ville « étranglé » par les travaux
Les commerçants ont également été interrogés sur l’impact des travaux, notamment du Transport en commun en site propre, sur le centre-ville. 80 % des commerçants affirment que les travaux actuels ont un impact négatif surleur activité. En moyenne, les commerçants touchés constatent une baisse de fréquentation de - 27,5 %, et une baisse du CA de - 25,3 %. Le président de la CCI, Eric Giraudier (en froid avec l’équipe municipale, dont faisait partie son adversaire aux dernières élections consulaires), estime que les travaux ont été mené « sans concertation, sans anticipation », et relaie le « désarroi des commerçants du centre-ville », qui sont « dans des situations invivables » et dont les résultats sont « très mauvais, pour ne pas dire catastrophiques ». Selon lui, il existe un « vrai risque d’étrangler et de tuer le commerce en centre-ville ». Selon le service études de la CCI, 700 commerçants sont concernés, pour un CA global de 110 M€. Le président de la CCI, qui estime que les informations diffusées concernant les indemnisations sont « imprécises, et parfois incohérentes », annonce la mise en place d’outils « efficaces et pragmatiques, dans la limite de nos moyens », pour venir en aide aux commerçants. Un numéro vert et une plateforme d’écoute et de soutien vont être mis en place par la chambre, qui indique se rapprocher de plusieurs acteurs (Direccte, impôts, experts-comptables…) pour « anticiper les difficultés des commerçants ».