SNCF Réseau Occitanie : 380 M€ de travaux engagés en 2019
Pierre Boutier, directeur territorial SNCF Réseau en Occitanie annonce le 8 mars la réalisation d’une quarantaine de chantiers de travaux pour un montant de 380 M€ sur l’année 2019. « Ces travaux de modernisation du réseau ferré régional, déjà engagés depuis plusieurs années pour certains, représenteront un investissement de 2 Md€ entre 2015 et 2025 », souligne-t-il. Ces chantiers portent sur la gare nouvelle de Manduel (30) dont les travaux sont en cours pour une mise en service en décembre 2019 (52 trains à terme contre 8 actuellement), la modernisation de la voie entre Montpellier (34) et Nîmes (30), entre Muret (31) et Boussens (31) , le remplacement des traverses entre Nîmes (30) et Alès (30),… « Sur la ligne Toulouse-Tarbes, soit 300 km de voies, les travaux représenteront à terme 450 M€ », précise-t-il. Les travaux de la ligne des Cévennes (11 M€) sont prévus pour 2019-2020. Les travaux d’élargissement du tunnel (4M€) de la ligne Alès (30) - Langogne (48) s’effectueront entre 2019 et 2020. Une convention est en préparation pour des travaux en 2021-2022 de la ligne Nîmes-Alès (environ 20 M€). « Concernant la ligne du Train Jaune dans les Pyrénées-Orientales, il reste encore 3 à 4 km de voies à rénover. Il y aura des ouvrages en terre à réaliser sur les années 2020, 21 et 22 », explique-t-il.
Passages à niveaux
Ces chantiers concernent aussi la suppression de passages à niveau. « Deux importantes suppressions de passages à niveau sont lancées à Muret (31) pour 23 M€ et Montaudran (31) pour 50 M€ », indique-t-il. Les passages à niveaux considérés comme prioritaires sont ceux de Castelnau-le-Lez (34), de Salses-le-Château (66), de Perpignan au niveau du magasin Leclerc (66) ou encore celui d’Agde qui en est au stade de l’avant-projet. « Concernant le passage à niveau de Millas (66) sous le coup d’une instruction (suite à l’accident en décembre 2017 avec un car scolaire qui a coûté la vie à six collégiens NDLR), la levée des scellés est attendue pour faire les travaux », indique-t-il.
Pôles d’échanges multimodaux
Si les pôles d’échanges multimodaux (PEM) de Sète et Lunel sont bien avancés, un changement de site est envisagé pour le PEM de Frontignan par la Région et la ville. « Le PEM se situerait sur l’ex site de la raffinerie Mobil. Ce chantier sera plus coûteux en raison de la dépollution du terrain à réaliser et des plans de voies. Des études préliminaires doivent être lancées. Le PEM de Carcassonne est encore en phase d’études préliminaires », précise Pierre Boutier.
Ouverture à la concurrence
Pierre Boutier ne craint pas l’ouverture à la concurrence des opérateurs de transports voyageurs. « Plus il y a d’opérateurs, plus il y a de voyageurs différents. Cela va générer des recettes qui nous permettront de rénover, moderniser et désaturer le réseau pour répondre aux besoins des voyageurs ».
Le fret, çà repart
« On sent plus qu’un frémissement dans le fret entre l’Europe du Nord et la péninsule Ibérique. On constate une part croissante des transports massifs. L’opérateur de transport combiné VIIA (filiale de Geodis - SNCF Logistic) vient d’ouvrir une 5e liaison reliant par l’autoroute ferroviaire le Luxembourg et l'Espagne (19 février, 5 fréquences par semaine), entre Barcelone et Bettembourg en passant par Perpignan », explique-t-il. Autres exemples la réouverture des services ferrés pour Perrier à Vergèze cet automne pour faciliter le transport à l’export vers Marseille. Ou encore, les travaux (2,5 M€) qui vont être engagés en 2020 sur la ligne Narbonne Bize (4km) pour servir l’usine de conversion d’uranium Orano Malvesi à Narbonne (3 trains par semaine). « La Région, l’Etat, le Grand Narbonne sont aussi acteurs de cette opération. La convention financière est en cours de signature », annonce-t-il. Il y a aussi un autre projet fret pour des céréales sur la ligne Agen-Auch pour lequel sont prévus 6,5 M€ dont une contribution de l’Europe. « Ce projet semble conditionné à la création d’une semop (société d’économie mixte à opération unique) suite au retrait du Grand port de Bordeaux, poursuit-il. On sent bien que nous sommes entrés dans l’ère de la transition écologique. Il nous faut mieux communiquer sur l’offre de fret et continuer à former nos clients du secteur logistique/fret. Par exemple l’opérateur TAB Brunier est présent à Toulouse sur deux chantiers de transport combiné ».










