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Région Occitanie
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Biotechs - Santé
| 10/04/2018

In silico : bientôt des essais cliniques moins risqués et moins longs

À côté des essais cliniques classiques, in vivo et in vitro, émerge une troisième solution plus sûre et moins longue : « in silico ». Le 5 avril, le pôle de compétitivité santé Eurobiomed*qui couvre les régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur, organise à Montpellier, en partenariat avec l’agence économique régionale Ad’Occ, une deuxième journée dédiée aux essais cliniques. Temps fort de cet événement, la présentation des essais « in silico » c’est à dire simulés sur des ordinateurs. Soutenu aux États-Unis par la Food and Drug Administration, ce sujet est à l’étude au sein de l’Agence européenne des médicaments. Il s’agit de modèles informatiques permettant de simuler l’effet d’une molécule sur une pathologie et sur une populations de patients. Une technologie visant à faire baisser le risque des essais cliniques, notamment en réduisant le nombre des essais chez l’homme, et à accélérer le développement des médicaments.
* 270 membres dont 225 entreprises, création en 2009, basé à Marseille et Montpellier, 11 salariés, président : Xavier Tabary

« Les essais cliniques in vitro et in vivo sont longs et coûteux, et moins de 10 % des candidats médicaments testés arrivent sur le marché, souligne un communiqué d’Eurobiomed. Avec l’émergence de champs comme l’immuno-oncologie, où les combinaisons thérapeutiques sont la règle, les essais chez l’homme deviennent inaccessibles : il faudrait mener quelques 6 000 essais pour tester les combinaisons des différents checkpoint inhibiteurs en développement. »

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net
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