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| 4/03/2013

Signature de l’accord de siège pour le CGIAR : l’installation à Agropolis se précise

Ce matin, dans les locaux d’Agropolis international, Carlos Perez del Castillo, président du Groupement consultatif pour la recherche agricole internationale, le CGIAR, affichait le sourire de celui qui a atteint son but, non sans mal : en effet, l’accord de siège, signé avec le représentant du ministère des Affaires étrangères, Sujiro Seam, ainsi que la pose de la première pierre du bâtiment de 860 m2, qui devrait l’accueillir dès le printemps 2014 à Agropolis, rend de plus en plus concret l’installation définitive du siège de son organisation à Montpellier, révélée par La Lettre M en mars 2010. Après 41 ans d’existence, cet organisme qui met en œuvre des programmes de recherche internationaux sur des thèmes relatifs à la sécurité alimentaire, la réduction de la famine et de la pauvreté, le développement durable, en étant présent dans 120 pays dans le monde avec un budget de 900 M$, pose les valises de son premier centre névralgique, en France. Cette direction opérationnelle devrait compter une trentaine de personnes. L'accord de siège, préalable indispensable à l'installation du siège d'une organisation internationale en France, doit désormais passer en Conseil des Ministres puis devant le parlement avant d'être définitivement valable.

Concurrence avec Rome ou New Dehli
Pour la Ville et la Région, ça n’a pas été sans mal non plus : depuis 2010, les élus et chercheurs d’Agropolis se sont battus pour rafler la mise, au nez et à la barbe de New Dehli, Rome, Addis Abeba et Nairobi. « C’est un jour historique, a insisté M. Perez del Castillo. Ce siège doit nous donner l’opportunité d’être plus visibles, plus reconnus, que notre action soit plus efficace. La France va nous aider à cela. Et le choix de Montpellier n’a pas été par hasard. La candidature de Montpellier représentait le mieux les conditions que l’on voulait pour le siège. Nous avons, ici l’opportunité de créer notre propre identité. » Le fait, entre autres, que la Région finance le bâtiment à hauteur de 2,6 M€ a été déterminant. Mais le poids de la recherche et la notoriété d’Agropolis l’ont été tout autant. 80 chercheurs de l’IRD et du Cirad participent au Grisp, Global rice scientific partnership, partenariat mondial insufflé par le CGIAR visant à améliorer la productivité et la qualité nutritionnelle de cette céréale. Ce matin, le CGIAR et les établissements français de recherche ont d’ailleurs paraphé des accords de partenariat, en présence de deux représentantes du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche et du ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt.
Légende : de gauche à droite, le préfet Pierre de Bousquet, Anne-Yvonne le Dain, vice-présidente du conseil régional, le président du CGIAR Carlos Pérez del Castillo et Christian Bourquin, président de Région, posent la traditionnelle première pierre. L'architecte montpelliérain François Fontès est le concepteur du bâtiment. Pour Christian Bourquin, la candidature unie de la Région de l’Etat et des organismes de recherche est un autre élément qui ont permis de retenir le CGIAR à Montpellier.
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