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Région Occitanie
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Agri - Agro
| 21/10/2016

Sial 2016 : les entreprises régionales s'exposent dans « le plus grand magasin du monde »

Le Salon international de l’alimentation (Sial) a refermé ses portes le 20/10 à Paris nord Villepinte. Rendez-vous biennal de l’innovation alimentaire avec 7.000 exposants de 104 pays et plus de 155.000 visiteurs sur 27 ha, « le plus grand magasin du monde » attire chaque année plusieurs dizaines d’entreprises régionales en quête de nouvelles idées, de visibilité ou de contacts qualifiés.

Pour la 1ère fois, l’ex-MP et l’ex-LR ont fait stand commun au Sial sous la bannière Sud de France, conséquence de l’ouverture de la marque à l’ensemble du territoire régional, souhaitée par la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga. 37 entreprises ont ainsi été réunies sur un espace de 430 m2, en partenariat avec l’Area Occitanie. Une initiative qui « suscite d’intéressants échanges. La fréquentation 2016 du Sial est bonne avec un rythme soutenu des rendez-vous BtoB, soit 15 rendez-vous sur les deux premières journées. Toutefois, je note un recul de contacts à l’international par rapport aux précédentes éditions », souligne Xavier Danjou, PDG de la société Confiserie du Tech (CA : 8,5 M€, 100 salariés, siège à Cabestany - 66), venu lancer sa nouvelle gamme Tramontane. Des macarons aux fruits locaux (cerise de Céret, pêche, abricots du Roussillon) fournis par les ateliers du Val de Sournia (Sournia - 66) proposés dans un sachet refermable, spécifique pour une distribution dans les boulangeries-pâtisseries, snacking, etc. Lui aussi présent sur le stand Sud de France, le Toulousain Serge Atia juge le format, sur 5 jours, « trop long ». Venu, avec 4 de ses salariés, représenter sa nouvelle entreprise Chez Ce Cher Serge, lancée en mai (snacking bio et local, 2 personnes) et French Delice, la gamme dédiée à l’international de son autre entreprise, Proxidélice (produits bio et/ou locaux pour la restauration collective et le snacking, 1,05 M€ de CA en 2015, 12 salariés), il avait calé une douzaine de rendez-vous en amont de l’événement : « Tous n’ont pas été honorés mais la présence de deux collaborateurs chinois à mes côtés a facilité les contacts avec des prospects, chinois eux aussi, dont certains avec des propositions concrètes à la clé. Il faut maintenant revenir vers toutes les personnes vues sur le salon pour essayer de transformer les contacts en business. » Et tenter de rentabiliser le coût du déplacement, que Serge Atia évalue à 10.000 € pour 5 jours, dont 7.500 € pour son emplacement de 9 m2 sur le stand Sud de France.

Un investissement profitable si l’on en croit l'expérience de la start-up montpelliéraine Matahi. Présente pour la deuxième fois au Sial, elle a été « la seule à y proposer du jus de baobab, se réjouit Raphaël Girardin, cofondateur. Nous en avons profité pour présenter à nos acheteurs une nouvelle gamme qui ne sera officiellement dévoilée que début 2017. » Les rendez-vous BtoB se sont enchaînés, « principalement avec des acheteurs étrangers, de Pologne ou encore de Grande-Bretagne par exemple mais aussi de Chine et de Corée ».  Il y a deux ans, c’est sur le Sial que Matahi avait rencontré ses futurs distributeurs danois, belge et italien.

D’autres, en revanche, ont fait le choix de se rendre sur ce salon en individuel, à l’instar de Micronutris. L’entreprise spécialisée dans la fabrication d’aliments à base d’insectes (CA 2015 : 100 k€, 12 salariés, siège à Saint-Orens - 31), a loué un stand de 18 m2 pour sa 1ère participation (investissement : 20 k€, dont 10 k€ pour la location du stand). Objectif : « Nouer des contacts en Europe mais aussi en Amérique du nord et en Asie », explique Cédric Auriol, dirigeant de l’entreprise, qui exporte déjà ses produits en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas (15 % du CA total). « Nous venions aussi au salon pour présenter nos nouveaux produits : une gamme de 4 barres énergétiques fabriquées à partir de nos insectes » qui seront commercialisées d’ici trois semaines. Pas d’insectes à déguster mais de la compote sur le stand de St Mamet, spécialiste gardois de la transformation de fruits (100 M€ de CA, 150 salariés, Nîmes), qui a présenté quelques unes de ses 40 innovations lancées en 2016. Parmi elles : ZeCompot, une bouteille de 260 g de compote à boire, à la texture proche de celle du smoothie, destinée aux adolescents et jeunes adultes, ou encore la compote en format Tetra brique familial (800 g), avec bouchon doseur. Une réponse aux nouveaux modes de consommation qu'essaie aussi d'apporter le Toulousain Yéo Frais (170 personnes, 75 M€ de CA) sur son segment des yaourts et crèmes fraîches. « Le fait d’avoir une nouveauté à présenter nous a décidés à franchir le pas, en profitant de la présence du groupe Sodiaal (maison-mère de Yéo Frais, NDLR) pour partager leur stand », détaille Sylvie Barniol, directrice marketing. Référencée chez Intermarché depuis janvier 2016, puis chez Auchan et Carrefour, la Fontaine à Yaourt (1,5 kg de yaourt à boire, conditionné dans un emballage type Bag-in-Box) sera bientôt déclinée en 5 parfums (contre 3 aujourd’hui) et lancée au Portugal dans les prochaines semaines, dans la foulée de l’Espagne. Sa sélection sur l’espace Sial Innovation lui a offert « une visibilité que nous n’aurions jamais pu avoir autrement, auprès de la presse professionnelle et grand public notamment », conclut Sylvie Barniol. 

La rédaction
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