À Sète, Robert Navarro insiste sur le tourisme et la plaisance

En visite à Sète, lundi 28 mars, Robert Navarro, premier vice-président de la Région L.-R. en charge des ports, des aéroports, des transports et de l’intermodalité, a déclaré que le port de Sète vise à l’horizon 2020 un trafic de 8 millions de tonnes (3,4 MT en 2010). Le terminal fruitier de Reefer Terminal Sète (RTS) devrait être inauguré « fin mai » - plutôt en juin, selon Bernard Houillier, président de RTS.
« 8 MT pour le port de Sète, c’est la limite, a-t-il indiqué aux côtés de Marc Chevallier, président de l’EPR Port de Sète Sud de France (photo). L’autre vecteur de développement, c’est le tourisme et la plaisance. Christian Bourquin révélera de gros projets, probablement en juin, quand les arbitrages auront été faits. » Un potentiel de « 2 000 anneaux de plaisance » a été évoqué, alors que le port en compte 400 aujourd’hui.
CCI/Région : vers un accord amiable
Sète accueillera, le 12 avril, une mission parlementaire chargée de faire l’état des ports en France. Le sénateur Robert Navarro est responsable du groupe de travail sur les ports maritimes français pour le groupe socialiste. « Sète est l’un des rares ports qui a vu son trafic augmenter en France en 2010. Plusieurs opérateurs privés y investissent des dizaines de millions d’euros : Lafarge Ciments, Centre Grains, Reefer Terminal Sète, Sea Invest… La commission vient voir comment, pourquoi, quels sont les ingrédients… L’administration de l’EPR (gestionnaire du port), les syndicats de dockers et les syndicats de patrons seront auditionnés. Le rapport sera remis avant juin. »
Interrogé sur ses rapports avec le nouveau président de la CCI de Sète, après la décision du tribunal administratif (notre newsletter du 28 mars), Robert Navarro a déclaré qu’il espérait se diriger « vers un compromis équitable et intelligent (un accord amiable pour éviter que la CCI de Sète fasse appel de la décision, NDLR). Je suis pour cette solution. Après, il faut écouter les juristes. J’ai rencontré le nouveau président de la CCI ce matin. On se découvre. Je ferai mon compte-rendu au président Bourquin. Je n’ai aucun a priori négatif. On a intérêt à travailler en harmonie. Je ne rejette pas la CCI, qui vient de changer. »










