Hérault
Institutions
Sète : la CRC relève plusieurs « anomalies » dans la gestion de la ville
Si dans son rapport d’observations définitives portant sur la vérification des comptes et l’examen de la gestion de la ville de Sète (exercices 2008 et suivants) publié le 11/7, la CRC (chambre régionale des comptes) évoque en premier lieu « des charges courantes contenues », elle relève ensuite la masse importante constituée par les dépenses de personnel (+ 55% des charges) et des recettes de fonctionnement qui évolue peu. « L’effort d’investissement est essentiellement soutenu par l’autofinancement disponible, le recours à l’emprunt étant limité compte tenu du poids de la dette qui reste significatif » constate le rapport. 26% de l’encours de la dette (17 M€) est en effet composé de produits dits “structurés“ et parmi ceux-ci, plus de 8 M€ correspondent à des produits présentant un facteur de risque élevé. Toujours dans son analyse financière, la CRC note également l’importance de la pression fiscale. Second point abordé par la CRC, l’examen de la gestion des plages naturelles situées sur le territoire de la commune. Une gestion qui demande à être « renforcée » tant pour les activités exercées en régie que pour les activités déléguées au privé.
Plages privées : dysfonctionnements dans l’attribution des lots
La CRC rappelle notamment que la gestion des sous-traités d’exploitation (plages privées) a été particulièrement « chaotique » sur la période 2005 – 2010 faute, notamment, de mise en concurrence lors de l’attribution des 19 lots concédés. « Par ailleurs, plusieurs anomalies et irrégularités ont été constatées à l’occasion de la nouvelle délégation de service public 2011 – 2015 » souligne la CRC en évoquant une inégalité de traitement entre les candidats : sur 28 candidatures retenues dans le cadre de l’attribution des concessions de plage, 17 d’entre elles ne présentaient pas en effet de garanties suffisantes. Le rapport pointe également un « défaut de transparence manifeste » au niveau des choix d’attribution des délégataires et de leur mise en concurrence. Autant de dysfonctionnements qui avait conduit l’ancien préfet de l’Hérault à demander au maire de la ville de reprendre la procédure de DSP pour 2012. Du côté de la mairie, on souligne dans les réponses apportées au rapport que les travaux de reconstitution des plages du lido "ont été un facteur de fortes perturbations génératrices de contraintes qui ont nécessairement eu des conséquences importantes sur l'exploitation des plages". Enfin concernant la gestion de sa dette, la ville précise s'être engagé dans "une stratégie globale" visant à améliorer cette situation.










