Sète (34) > Le préfet retire à Chane France l'autorisation d'exploiter une cimenterie de 500 000 tonnes sur la zone portuaire
Coup de théâtre sur le dossier de la construction d’une cimenterie de 500 000 tonnes sur la parcelle n° 26 de la zone portuaire de Sète. Paul Albrecht, patron du Luxembourgeois Gamma Logistics Investment SA (actionnaires : le Valencian Cementos La Union et Chane Ltd, de Bristol, Angleterre)*, est furieux : « Nous avons reçu de notre filiale Chane SAS la notification datée du 24 mars de l’arrêté préfectoral de retrait. Le 17 mars, nous avions participé une réunion en préfecture** où nous avions pu attester des engagements financiers des actionnaires et du soutien de banquiers (Veneto Banca, Ndlr). » L’investissement se monte à 24,8 M€ (l’unité sera réalisée en 16 mois), et Cementos La Union affirme vouloir apporter 14,5 M€ à Chane France.Les lettres et les arguments des porteurs du projet n’ont donc pas convaincu les autorités préfectorales, La préfecture avait prévenu Chane France de son intention de retirer l’exploitation par deux courriers du 28 février et le 6 mars. Le point d’achoppement repose sur la propriété du permis de construire - la mairie de Sète l’a accordé à Chane France (pas à Gamma Logistics Investments) et sur le faible capital de Chane France, 40 000 € . Le préfet avait accordé le 25 novembre 2005 l’autorisation d’exploiter. Lundi matin, il n’a pas répondu à nos demandes d’explication, mais l’arrêté est explicite : « L’expertise des documents à caractère financiers remis par vos soins le 17 mars dernier, a confirmé que la sécurité financière de cette opération n’est pas établie ». Les maires de Sète et Frontignan ont été prévenus le 24 mars. La ville de Frontignan (om se trouve la cimenterie Lafarge) avait déposé un recours gracieux le 17 janvier demandant le retrait de l’autorisation d’exploitation accordée à Chane France.Contestation au Tribunal administratif de Montpellier. Les actionnaires de Chane dénoncent « les pressions des industriels concurrents » . Ils se déclarent « totalement stupéfaits de cette mascarade » et déclarent vouloir dès cette semaine attaquer l’arrêté - en référé - devant le Tribunal administratif de Montpellier.*Chane France est présidée par Dominique Renucci, présent à la réunion en préfecture le 17 mars. ** Outre Dominique Renucci et Paul Albrecht, étaient présents à la réunion Bernard Legenissel, président de PSE Cements, entreprise barcelonaise de négoce de ciments, un représentant du Valencian Cementos La Union. Du côté de la préfecture étaient présents le préfet, son secrétaire général et son directeur de cabinet, ainsi que le trésorier-payeur général.










