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Languedoc-Roussillon
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Conjoncture
| 15/01/2013

Selon l'Insee, la croissance démographique se poursuit, mais ralentit

Entre 1999 et 2010, la croissance démographique en L.-R. a été deux fois plus soutenue qu’au niveau national (+ 1,3 % au lieu de + 0,6 %), a indiqué mardi 15 janvier Jean-François Dupays (Insee L.-R.). La région compte 2 636 400 habitants au 1er janvier 2010, au lieu de 2 295 600 en 1999.

Chaque année, le L.-R. compte en moyenne 31 000 habitants supplémentaires sur cette période (13 500 dans l’Hérault, 7 900 dans le Gard, 5 100 dans les P.-O., 4 200 dans l’Aude et 300 en Lozère). Cette augmentation de population est fortement soutenue par les migrations résidentielles : les arrivées d’habitants en provenance d’autres régions françaises ou de l’étranger sont supérieurs aux départs de la région. Le solde naturel (rapport entre naissances et décès) est lui aussi positif (environ 4 000 en moyenne annuelle) : en 2010, le L.-R. enregistre 30 500 naissances et 25 800 décès.
Quatre aires urbaines, pesant à elles seules la moitié de la population régionale, tirent la croissance démographique : Montpellier, Nîmes, Perpignan et Béziers (voir ci-contre).

Ralentissement de la croissance

Si la population régionale continue de croître, le rythme se ralentit, observe l’Insee. Ainsi, entre 2006 et 2012, la croissance estimée ralentit à 1 % (+ 0,8 % lié au solde migratoire, + 0,2 % lié au solde naturel). Le Gard et l’Hérault bénéficient à la fois d’un solde migratoire positif et d’un solde naturel (fort taux de naissance). Ce double-effet se produit « notamment autour des grandes aires urbaines ». A l’horizon 2040, la progression démographique ne sera plus portée que par le seul solde migratoire, le solde naturel, impacté par le vieillissement de la population et l’augmentation du nombre de décès, étant amené à devenir négatif. La croissance démographique restera largement supérieure à la moyenne nationale mais sera ramenée, en L.-R. à 0,6 % - 0,8 % environ.
Les nouveaux habitants ne sont pas exclusivement des retraités en quête de soleil, a rappelé l’Insee : 60 % sont des actifs, 50 % vivent en couple, et beaucoup ont moins de 40 ans. La région L.-R. est excédentaire (rapport entrants-sortants) sur toutes les tranches d’âge, sauf pour les 23-28 ans. Probablement le signe que les jeunes qui se forment en L.-R. décrochent le plus souvent leur premier job dans des pôles urbains jouant le rôle d’« aspirateurs » : Paris, Lyon, Toulouse et Aix-Marseille.

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