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Industrie
| 13/02/2018

Schneider Electric : vers une fermeture du site de Fabrègues

La direction du groupe Schneider Electric (Rueil-Malmaison – 92) fait l’annonce le 12 février au personnel : l’usine de Fabrègues pourrait fermer, ce qui entraînerait la suppression de 54 postes. Quinze autres emplois pourraient être supprimés, au sein du service comptabilité, sur le site de Lattes. Côté syndicats, le conditionnel n’est pas vraiment de mise : « il s’agit d’une fermeture du site avec un plan de sauvegarde de l'emploi, résume Denis Jeancel, délégué syndical CFE-CGC Schneider Electric Fabrègues. Les départs devraient démarrer cet été et les derniers départs avoir lieu début 2019. » Pas de calendrier indiqué pour les suppressions de postes à Lattes. En 2015, l’usine de Fabrègues avait déjà subi un plan de sauvegarde de l’emploi qui avait conduit à la suppression d’une centaine de postes.

La prochaine réunion entre la direction et les syndicats est prévue début mars. « Il s’agira de négocier les mesures d’accompagnement des employés », explique Denis Jeancel.
Contacté par La Lettre M, Schneider Electric évoque une baisse continue du chiffre d'affaires du site de Fabrègues dont l'activité est liée au pétrole et gaz, un secteur frappé par la crise depuis plusieurs années. « La direction étudie, depuis quelque temps maintenant, les opportunités de reprise totale ou partielle du site, mais à ce jour, nous n’avons pas eu de proposition de reprise. » 
Si la fermeture de l’usine de Fabrègues semble assurée, l’activité pourrait être reprise partiellement par des repreneurs. « Un repreneur pourrait reprendre l’activité béton et un autre l’activité métal », évoque Denis Jeancel. La procédure légale pour l’arrêt de l’activité devrait être lancée le 14/3, pour une homologation par la Direccte, deux mois plus tard. 

Le site de Fabrègues est spécialisé dans le ‘E-house’, une solution qui intègre des équipements de puissance et de contrôle électrique dans des bâtiments électriques préfabriqués. Cette solution est installée dans les infrastructures du secteur pétrole et gaz. « Le développement de l’activité commerciale n’a pas suffi à générer assez d’activité sur le site de Fabrègues », et ainsi compenser la crise pétrolière et gazière, explique Schneider Electric. Ce site a progressivement périclité (cf. lien ci-dessous). Sur le site de Lattes, les postes menacés concernent le service comptabilité. « Une partie des opérations classiques traitées à Lattes portent sur notre activité pour le secteur pétrole et gaz. Avec la crise du secteur, cette activité a mécaniquement baissé. »

> À lire également : Schneider Electric à Fabrègues : Saurel rencontre direction et syndicats

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net
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