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Hérault
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Energies
| 5/02/2013

Schneider Electric fermera son atelier de Montpellier (83 salariés) à l’horizon 2015

Schneider Electric (gestion de l’énergie) annonce une fermeture « progressive, sans licenciement », à l’horizon 2015, de son atelier de La Pompignane (Montpellier), dédié aux disjoncteurs de moyenne et haute tension. « 83 personnes » sont concernées, indique mardi un porte-parole du groupe, joint par La Lettre M.
« Schneider Electric fait face à une rude concurrence sur le marché moyenne tension, avec un effondrement du marché en Europe du Sud, et un ralentissement des investissements, explique ce porte-parole pour justifier la décision, annoncée lundi aux salariés en comité d’entreprise. Il faut reconfigurer la R&D moyenne tension et notre outil industriel, pour réduire la dispersion, renforcer la vocation de chacun des sites et en accroître l’efficacité. »
Dans le cadre de l’accord sur la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences, signé en juillet 2012, Schneider Electric s’engage à suivre chaque collaborateur : prise en compte des projets professionnels et personnels, propositions de reclassement au sein du groupe (Alès, Aubenas et Grenoble), départs en préretraite, financement de formations.

Maintien des sites de Fabrègues et Lattes

Cette restructuration n’est pas une surprise, rappelle Alain Vittoz, délégué syndical CGT à Fabrègues. Il y a trois ans, lors de son rachat des sites héraultais d’Areva T&D (600 salariés), Schneider Electric déclarait dans un communiqué : « Jusqu’à début 2013, il ne sera procédé à aucune fermeture de sites et aucun plan de départs collectifs autre que volontaires. » (La Lettre M du 8 décembre 2009).
La totalité du site de La Pompignane (113 personnes, atelier inclus) n’est pas amenée à fermer, a précisé le porte-parole. Les autres implantations de Schneider Electric dans l’Hérault (postes de transformation à Fabrègues, 200 salariés ; 300 salariés à Lattes, dédié aux ampoules à vide et aux solutions d’automations) « seront maintenues ». Mais dans quelles conditions ? Alain Vittoz s’inquiète de la baisse du carnet de commandes, liée d’après lui au schéma mis en place par Schneider Electric depuis trois ans. « On est en perte de vitesse. Le chiffre d’affaires est passé de 110 M€ en 2011 à 50 M€ en 2012. Nous avons perdu 140 intérimaires. Et pour 2013, on nous annonce 20 000 heures de travail en moins, et la suppression de trois lignes de production. Nous avons été dépossédés de notre réseau commercial. Nous n’avons plus à faire avec le client final. Schneider fonctionne avec une centrale de vente, qui achète nos postes avec une marge de 6 %. »
Le calendrier et la méthodologie d’accompagnement des salariés seront détaillés aux salariés de l’atelier de la Pompignane le 14 février.

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