Schneider Electric à Fabrègues : Saurel rencontre direction et syndicats
Menacé par un PSE comprenant 101 suppressions de postes (sur 155), le site de Schneider Electric de Fabrègues (ouest de Montpellier) a reçu vendredi après-midi la visite de Philippe Saurel, président de Montpellier Agglomération. L’élu DVG a d’abord rencontré la direction, avant d’échanger avec les délégués syndicaux (photo).
« Je suis extrêmement attentif au maintien de l’emploi sur le territoire, comme je l’ai été pour Irrifrance (Paulhan). Pour Irrifrance, la situation s’est débloquée – je ne suis pas le seul à avoir agi, et Manuel Valls a donné le coup de patte définitif. Concernant Schneider Electric, j’ai fait passé un vœu à l’agglomération pour le maintien de l’emploi à Fabrègues. Ce vœu a été voté à l’unanimité. Mais je ne m’immisce pas, bien sûr, dans les discussions entre syndicats et direction et Schneider. »
Vers une fermeture totale du site
Les syndicats ont dénoncé un « démantèlement programmé » du site, qui serait « volontairement affaibli par la direction, pour lui donner des arguments ensuite de le fermer » (Laurent Joly, FO). Pour Alain Vittoz, cette usine, spécialisée dans la conception et la fabrication de postes de transformation en béton, était « la plus grande de France, sur ce créneau, du temps d’Areva. Nous étions capables de faire toutes les gammes de produits. On avait des clients directs. Aujourd’hui, nous ne pouvons vendre qu’à Schneider. Le CA, du coup, baisse (39 M€ en 2013). »
De nombreux sous-traitants locaux vont également souffrir de ce PSE, ont poursuivi les syndicats. Le PSE prendra effet le 7 janvier, ouvrant trois mois de négociations avec la direction. L’effectif sera réduit à une quarantaine de salariés, dans un site surdimensionné. « Des discussions sont en cours sur d’éventuelles cessions de foncier ».
La production va être concentrée sur des compteurs métalliques à l’export, pour une affaire avec l’Irak. « Ce contrat va faire tenir le site pendant un an ou deux. Après, il fermera totalement, d’après Alain Vittoz. On est sur un coup de fusil à deux coups. C’est une entreprise française (Schneider) qui détruit de l’emploi local. Pourtant, en 2009, alors que nous appartenions encore à Areva, Toshiba et General Electric s’étaient positionnés. Mais Sarkozy voulait absolument que la branche T&D d’Areva soit cédée à un acteur français », rappelle Alain Vittoz.
Le site de Fabrègues est condamné au profit de ceux de Saint-Alban Leysse (Savoie) et Montoire (Loir-et-Cher), positionnés sur le même créneau.










