Saurel et Moudenc installent la Métropole de Toulouse

Le maire UMP de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a présidé ce matin la première séance de Toulouse Métropole, en présence de son homologue montpelliérain, Philippe Saurel. Un match retour, après la première séance de Montpellier Méditerranée Métropole, le 12 janvier, à laquelle assistait le maire de Toulouse. S’exprimant devant une grande banderole affichant « Toulouse Métropole, 727 016 habitants, 37 communes, 134 élus », le maire de la Ville Rose a détaillé les avantages, selon lui, de la naissance de cette nouvelle collectivité : un « effet démultiplicateur de toutes nos actions », « davantage de rayonnement, d’attractivité pour notre territoire », et une « optimisation de la dépense publique » à l’heure où les collectivités « vivent un moment difficile ». « La Métropole est un outil pour mutualiser, rationaliser, sans rien concéder à la qualité de l’action publique, pour lui donner plus d’agilité et d’économies », estime le maire de Toulouse. « La Métropole mise sur l’innovation. C’est vrai à Montpellier, c’est vrai à Toulouse, c’est vrai ailleurs ».
Le président de Toulouse Métropole assure « ne pas vouloir supprimer la commune. Les maires et nos concitoyens y sont attachés, en tant que repère et ancrage, les supprimer serait contreproductif et suicidaire ». La nouvelle Métropole va « dialoguer avec Carcassonne. La dynamique des agglos qui sont autour de nous doit être connectée avec la nôtre ». Avec la Région, l’élu « souhaite un rapport de travail équilibré. Même si la Région est la vedette de ces lois de décentralisation successive, je ne souhaite pas pour autant qu’il y ait une prédominance régionale, une sorte de tutelle, de féodalité. Je veux capacité de travailler ensemble sur les dossiers de développement économique. Pour que ça marche, il faut le faire de manière respectueuse et équilibrée. Le fait qu’on soit métropole est un atout de plus pour ce dialogue. »
« La grande région, qui verra le jour le 1er janvier prochain, nous invite à une relation nouvelle avec Montpellier », estime le maire de Toulouse, rappelant les liens historiques entre les deux villes. Un « dialogue respectueux a été entamé il y a sept mois, au delà des clivages politiques ». Il défend « l’idée que les deux métropoles doivent être fortes, et ne pas concevoir leur développement ni de manière antagoniste, ni de manière contradictoire. Quelle que soit la capitale régionale, il faut être dans un état d’esprit positif de coopération. Les deux métropoles doivent entraîner tout le territoire de la future grande région. » Les deux collectivités vont formaliser leurs relations, en déterminant une méthode, et en chargeant un élu « du suivi des relations entre nos deux métropoles. » Jean-Luc Moudenc estime qu’il faudra « un an pour établir une feuille de route ». Il prône une « gestion intelligente des dossiers concurrentiels », car « il y en aura ».
« Nous aurons une grande région, avec deux métropoles. Nous n’avons aucun intérêt à nous faire la guerre », assure Philippe Saurel. « Chacun défend sa ville, c’est normal. Mais on peut se parler, en dehors de toute conception politicienne. C’est ce que nous avons mis en place depuis juillet 2014, et que nous perpétuons. » Il l’assure : « Le match Toulouse/Montpellier, c’est en foot ou en rugby. La compétition est internationale, et ne se limite pas à Montpellier et Toulouse. Je suis très fier d’avoir pris la parole ici. »
La parole a ensuite été donnée aux sept groupes de Toulouse Métropole, qui ont défilé à la tribune, au micro où Jean-Luc Moudenc et Philippe Saurel se sont exprimés.










