Salon Digi'talent : le secteur du numérique recrute en masse
Toulouse a accueilli le 17 mai la deuxième édition du salon Digi’talent consacré au recrutement dans le secteur du numérique ; son pendant montpelliérain se tiendra à la Cité de l’économie le 19 mai. « L’Occitanie est la deuxième région en nombre d’entreprises dans le numérique, après l’Île-de-France », a affirmé à cette occasion Maud Isle de Bauchaine, conseillère Pôle emploi Occitanie. Au 17 mai en Occitanie, l’Apec recensait ainsi plus de 2 500 offres d’emplois dans le numérique, Pôle emploi plus de 5 000. Organisé par la Région Occitanie en partenariat avec Pôle emploi, l’Apec ou encore le syndicat des entreprises du numérique Numeum, le salon visait à attirer de nouveaux talents dans ce secteur qui peine à recruter.
En concurrence, les recruteurs cherchent à se démarquer
Les entreprises présentes sur le salon espéraient toutes séduire les candidats, désormais en situation de force dans ce contexte pénurique. « Sur une zone allant de Bordeaux à Montpellier, nous avons plus de 80 postes à pouvoir dans tous les métiers autours du support informatique et de l’infra, notamment dans le secteur du cloud ou de la cybersécurité », a confié à La Lettre M Juliette Lauverjon, responsable du recrutement sud-ouest chez Experis (filiale numérique du groupe Manpower). Pour séduire les candidats, l’entreprise mise sur des salaires attractifs, mais également sur de la formation certifiante – « un argument qui attire » - et sur son portefeuille de clients.
Basée à Ramonville, l’ESN (entreprise de services du numériques) Koncept Komet compte 150 salariés et cherche à recruter 10 personnes, en particulier des développeurs. « Comme les profils sont rares, nous nous rapprochons des écoles et des centres de formations pour trouver nos futures recrues », a indiqué Aurélie Sajous, responsable commerciale du groupe.
Également présente sur le salon, l’ESN toulousaine Inforsud technologies recherchait deux consultants en solution de gestion Sage. « Il s’agit de profils très difficile à trouver car il n’existe pas – ou peu - de formation native sur ces métiers », a expliqué Pamela Belas, responsable Sage au sein de l’entreprise. « Nous formons en interne nos recrues », a cependant précisé Agathe Rouvière, chargée de recrutement. Un moyen pour l’entreprise de 70 salariés en recherche constante de nouveaux talents de faire face à la pénurie de main d’œuvre.










