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Biotechs - Santé
Salinalgue reçoit une délégation du workshop méthanisation

Thomas Lasserre, chef de projet Salinalgue (culture de micro-algues) pour la Compagnie du Vent (coordination du projet et évaluation économique de la filière), a reçu ce 12 septembre aux salins de l’Ile Saint-Martin à Gruissan une délégation*(cf photo) du workshop méthanisation qui se tient à Narbonne depuis hier.
Créer des passerelles
Ce workshop s’appuie sur le LBE de Narbonne (recherches sur la bio-raffinerie environnementale), le pôle de compétitivité IAR (Industries et agro-ressources), le réseau Bioenergiesud et Transferts L-R. Il a pour ambition de créer des rapprochements et/ou des partenariats entre les acteurs de référence des régions Languedoc-Roussillon, Champagne-Ardenne, Picardie. Les participants ont pu s’imprégner des recherches réalisées par le LBE et faire connaissances avec les start-up régionales dont certaines sont hébergées au sein de la pépinière Innovéum du Grand Narbonne : Inra Transfert Environnement (interface labo et monde économique), Naskeo Environnement (Méthanisation), Ondalys-Büchi (Analyse), bioEntech (bureau d’études méthanisation), Envolure (kits d’analyse). « Il s’agit de créer des passerelles entre les divers acteurs pour favoriser du développement économique sur la base de cultures méditerranéennes candidates aux applications de bio énergie et bio molécules » explique Aurélie Beauchart, conseillère technologique à Transferts L-R.
La phase 2 dans les starting-blocks
Le projet Salinalgue (7,5 M€) développe plusieurs axes de recherche sur ce site gruissanais de 1 000 m2 mis à disposition par la Someval (exploitant de sel) : énergie (biodiesel, biogaz), alimentation (colorants, protéines), chimie (biomatériaux, bioproduits), dépollution C02 (traitement de l’eau). « Ce projet de recherche a pour ambition de lever les nombreux verrous qui existent tout au long de la chaîne de production, explique Thomas Lasserre. Le projet lancé en 2011/2012 arrive au terme de la première année d’essais, phase 1. Nous attendons d’avoir une saison complète pour analyser la productivité. Nous espérons 30 à 50 tonnes/ha/an. » Actuellement, le site mobilise 7 personnes, principalement employées par Idee Aquaculture. Il est prévu une réunion d’ici la fin de l’année visant à vérifier si les objectifs sont atteints, et si la filière est rentable techniquement et économiquement avant de lancer la phase 2. Cette phase, qui devrait s’étaler sur 2014-2015, porterait sur la culture des micro-algues sur 5 à 10 ha. « Nous étudions l’effectif nécessaire à cette accroissement de surface d’exploitation » poursuit-il. La phase d’industrialisation est imaginée pour 2016-2017, sous condition d’avoir de nouveaux financements. « Entre 50 et 75% des fonds ont été consommés dans le projet », explique Thomas Lasserre qui doit se rendre prochainement à Algae Biomass Summit en Floride.
* Chambre d’agriculture de Picardie, Areva Renouvelables, Arvalis-Institut du végétal, Inra Narbonne, Total Energies nouvelles, Ecole Centrale Paris...









