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Languedoc-Roussillon
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Tourisme - Loisirs
| 25/08/2014

Saison morose pour le tourisme régional, malgré un regain en août

Consommation en berne, météo exécrable en juillet, grève des intermittents du spectacle (commencée en juin, au niveau national, à Montpellier, lors du Printemps des Comédiens), concurrence des loueurs particuliers via les sites collaboratifs de vacances, effet coupe du monde de football (où les amateurs ont tendance à rester chez eux pour voir les matchs)... Malgré un regain d'activité en août, lié à une météo plus favorable, le Languedoc-Roussillon en finit avec une saison « morose », d’après Sud de France Développement. Ainsi, en juillet (derniers chiffres disponibles), 61 % des 2 500 professionnels interrogés déclarent une baisse de leur activité, contre 19 % seulement observant une hausse. Tendance lourde : les vacanciers ne préparent plus leur séjour à l’avance, mais de plus en plus à la toute dernière minute, en fonction des offres promotionnelles et des prévisions météorologiques. D’après Sud de France Développement, les professionnels qui résistent le mieux « sont ceux qui ont renforcé leur présence sur Internet : référencement, bannières publicitaires, suivi quotidien de l’e-réputation avec réponse adaptée aux remarques des clients ».

CHR : baisse d'environ 10 %

C’est le cas de Joël Ortiz, patron de la Voile Bleue, grosse plage privée de La Grande-Motte (60 saisonniers, 100 matelas et restaurant de 130 couverts), dont l’établissement multiplie les mailings ciblés et compte 22 200 fans sur Facebook. « Malgré la cassure de juillet, où la météo fut très mauvaise, nous serons en progression d’environ 5 % », indique-t-il. La musique électronique a été délaissée au profit d’une programmation « plus commerciale, qui nous permet d’élargir le spectre de la clientèle ».
Pour le secteur CHR (cafés hôtels restaurants), Jacques Mestre, président régional de l’UMIH, évoque une saison « très difficile, avec une baisse d’environ 10 % de l’activité en juillet » par rapport à la même période l’an passé. « Je n’ai jamais vu une clientèle aussi irritable et exigeante, avec souvent des propos très violents contre la politique du gouvernement », jugée inefficace. Pour les professionnels, Jacques Mestre prône un plafonnement des charges, « en échange d’un engagement, de leur part, contre le travail dissimulé ».

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