Saint-Mamet investit 3 M€ à Vauvert pour répondre à la demande
Que font 67 millions de personnes confinées chez elles pendant plusieurs semaines ? Elles cuisinent. L'entreprise gardoise de transformation de fruits Saint Mamet peut le confirmer. « Durant la première vague du confinement, nos ventes en grande distribution ont grimpé de 87 %, en phase deux de 27 % et en phase trois de 12 % », confie le PDG Stéphane Lehoux à La Lettre M. Face à la demande croissante des consommateurs - 740 000 de plus en un an -, Saint Mamet (170 ETP, CA : 96 M€, usine à Vauvert, siège à Nîmes) prévoit d’investir 3 M€. Des fonds dédiés au traitement, en amont, des fruits à noyau. « Nous voulons pouvoir traiter 40 % de volumes supplémentaires », indique Stéphane Lehoux. La machine sera opérationnelle fin juin pour une mise en linéaire des produits à l’automne.
Recrutements et montée en puissance dans le bio
Si la manipulation de cette nouvelle machine va nécessiter quelques recrutements, c’est pour le traitement classique du fruit, à l’usine de Vauvert, que Saint-Mamet prévoit le plus d’embauches en intérim. La récolte des cerises en juin sonnera le coup d'envoi de la saison 2021 des fruits d'été. « Nous cherchons 250 intérimaires entre maintenant et le mois de juillet », confirme Stéphane Lehoux.
D'ici à la fin de l'année, Saint-Mamet a l'ambition d'avoir 30 % de ses surfaces agricoles en bio et d'étendre le label HVE 3 (haute valeur environnementale) sur 100 % de ses produits (50 % le sont déjà). L'intégralité de la gamme de produits Saint-Mamet est déjà en nutriscore A. « Cela nous oblige à investir dans la R&D, à avoir un cahier des charges plus exigeant pour nos arboriculteurs, mais c'est la clé pour être différenciant », estime le PDG. L'enjeu pour moi est d'avoir une manière de cultiver et de travailler propre au sujet français. En revanche, je m'agace car si c'est intéressant d'être dans l'Europe, il faudrait que la réglementation soit la même pour tout le monde en termes de normes notamment », rappelant aussi que « tout cela, le bio..., a un prix. »










