Ryanair durcit ses conditions de présence dans les aéroports régionaux : c'est "diviser pour mieux régner" selon Georges Frêche
« Ryanair utilise la conjoncture régionale, a analysé Georges Frêche, le 18 juillet, lors de la présentation à la presse et aux gestionnaires d’infrastructures de la stratégie régionale aéroportuaire. Nous avons cinq aéroports dans un mouchoir de poche, c’est pure folie. Ils profitent de cette situation pour faire monter les enchères. Ils jouent Nîmes contre Montpellier et Carcassonne, et c’est dans leur intérêt. Nous sommes des enfants d’être désorganisés comme ça. Les compagnies low cost ne doivent pas être abordées en ordre dispersé, sinon on va gaspiller de l’argent public pour rien. »Michel Fromont, président de la commission aéroportuaire à la CCI de Montpellier, a rappelé de son côté la portée économique de la clientèle de Ryanair : « Certes, Ryanair durcit ses conditions : un passager coûte actuellement 11 euros et Ryanair en demande 14. Mais le retour sur investissement est bel et bien là. Un passager dépense 80 euros par jour et reste 7 jours. Pour Montpellier, c’est une manne de plus de 60 M€ par an. Pour Perpignan, c’est environ 50 M€. »










