Rivulis Irrigation investit 4 M€ dans son parc machines
Fabriquant mondial de matériel d'irrigation, Rivulis investit 4 M€ pour renouveler son équipement. Ce financement sera fléché vers une seule machine capable de produire des gaines plastiques destinées à irriguer, en augmentant la part de matière recyclable utilisée. Le groupe, qui détient un chiffre d’affaires de 320 M€ et compte plus de 2 000 salariés, a son site français implanté à Lespinasse, en Haute-Garonne. Cette unité locale (CA : NC), qui se veut centre d’expertise industrielle, compte environ 150 salariés. Dans le cadre de France relance, la société Rivulis Irrigation obtient une subvention d’1,1 M€ de l’agence de transition écologique Ademe, pour son projet classé « Économie circulaire et recyclage des plastiques ». Face aux enjeux climatiques actuels et à l’épuisement des ressources en eau, « cette technologie prend tout son sens », ajoute le Thierry Haller, directeur général Europe et Afrique rattaché au site haut-garonnais. Il met également en lumière un avantage économique important : « le prix des ressources classiques a explosé cette année, mais la valeur des matières premières recyclées (MPR) est en baisse ».
Une technologie nouvelle
« Cette nouvelle méthode de production se base sur une matière plastique multicouche qui permet de quadrupler la part recyclable des quantités de plastique utilisées », poursuit le directeur général. Ce dernier estime une augmentation de 30 % du chiffre d’affaires du site sur les cinq prochaines années, pour un recrutement d’une dizaine de personnes « un ouvrier, des techniciens de maintenance et un ingénieur méthode » détaille le dirigeant. « Le projet sera approuvé à la fin de l’année, inauguré début 2022 et le matériel sera mis en service début 2023. »
Implantée en Occitanie depuis 1987, Rivulis Irrigation y fabrique des gaines souples d’irrigation en polyéthylène (matière plastique la plus commune) permettant de pratiquer l’irrigation au goutte à goutte, « une technologie qui permet d’économiser énormément d’eau, utilisée en France pour le maraîchage, la culture de légumes en plein champs ou encore les pommes de terre », détaille Thierry Haller. La société industrielle incorpore depuis 2017 des MPR dans sa production, mais jusqu’à présent cette technologie « pouvait entraîner des problèmes liés à la qualité ou l’aspect du produit », communique la firme.










