Risques technologiques : la moitié des PPRT restent à approuver

À ce jour, sur les 21 sites industriels du L.-R. classés à risques, seuls 10 d’entre eux ont vu leur PPRT (plan de prévention des risques technologiques) approuvés par les services de l’Etat, alors que tous auraient dû l’être avant... juillet 2008. Même constat au plan national où sur les 407 PPRT prévus, seuls 179 plans ont été validés.
Pour inverser cette tendance et combler ce retard, la ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, présente un plan de mobilisation destiné à accélérer l’application de la loi Risques 2003*. L’objectif : 75 % de ces plans devront être approuvés d’ici la fin de l’année, et 95 % d’ici la fin 2014.
« Avant le lancement des 15 PPRT du Languedoc-Roussillon, une phase de réduction du risque à la source a été menée : des travaux d’un montant de 20 M€ ont été prescrits aux exploitants pour réduire les surfaces impactées par les PPRT d’environ 7 km2 et soustraire plus de 1 500 biens à la prescription des travaux », précise la Dreal.
Exemple à Frontignan : le propriétaire du dépôt pétrolier GDH, le britannique BP, a engagé en 2012 la restructuration de son dépôt au prix d’un investissement de plus de 15 M€. Le site où sont stockés 900 000 m3 d'essence et de gasoil est implanté à seulement quelques centaines de mètres des premières habitations (photo ci-dessus).
Les PPRT délimitent des zones particulièrement exposées où les habitants peuvent être expropriés, et des zones moins exposées où des travaux de renforcement des habitations sont rendus obligatoires et où l’implantation de nouveaux bâtiments est réduite.










