Languedoc-Roussillon
Viticulture
« Retour à la normale » pour les exportations des vins à IGP
Selon Florence Barthès, directrice d’InterOc et de Pays d’Oc, le recul de plus de 16 % des vins à IGP vers l’Asie (voir dépêche d’hier, 12 juin) sur le premier trimestre 2013 n’a rien d’alarmant. Au contraire, pour elle, cette baisse est en fait un retour à la normale : « Au premier trimestre 2012, le gouvernement chinois a rendu obligatoire la licence d’importateur de vin pour ses acheteurs. Cette obligation a provoqué un engouement des commandes sur le début de l’année 2012 de la part des acheteurs chinois, qui ont préféré stocker plutôt que de manquer de produits. Nous sommes donc revenus en ce début d’année 2013 a des chiffres "normaux", comparables au début d’année 2011. »
Chine : 4e marché export en valeur
Ce recul n'est pas lié aux tensions qui ont émaillé les relations commerciales UE-Chine ces dernières semaines. Sur ce dossier, pour Florence Barthès, il est urgent d’attendre : « La tension dans les relations diplomatiques entre l’UE et la Chine n’est pas gravée dans le marbre et la Chine a besoin du terrain commercial de l’UE comme débouché pour ses produits manufacturés. Cette réalité va bien au-delà de la question des panneaux photovoltaïque. Nous avons confiance en l’UE pour trouver des solutions. » Pour les vins à IGP, et particulièrement pour les Pays d’Oc qui représentent l’écrasante majorité de la production d’IGP en Languedoc-Roussillon, la Chine est un marché essentiel : « La Chine pour les pays d’Oc IGP est le 5e marché export en volume et le 4e marché export en valeur donc comment voulez-vous que l’on se désengage d’un tel marché ? Nous y travaillons très activement depuis 3 ans avec des budgets engagés conséquents. » Les Pays d’Oc veillent au grain et n’excluent pas de faire jouer le lobbying pour que la situation en Chine ne se détériore pas.










