Reprise de Quézac : Mont-Roucous jette l'éponge
Jean-Claude Lacaze, président de Nerios et de la société des Eaux de Mont-Roucous (23 salariés, 100 M de cols, 28,3 M€ de CA en 2014) dans le Tarn, qui s’était présenté le 10 mars comme repreneur potentiel de l’usine Quézac (groupe Nestlé, Lozère), jette l’éponge. Selon Daniel Pascal, représentant CGT au CE, une demi-heure après le démarrage d’un comité d’entreprise extraordinaire ce mardi 10 mai, Jean-Claude Lacaze s’est levé au moment où le volet social allait être abordé et aurait dit : « j'ai l’impression que vous n’adhérez pas à mon projet, je n’ai pas l’habitude de travailler comme cela. Je suis surpris. Je me retire. » Et il a quitté la salle avec son équipe. S’agit-il d’un coup de bluff ? « Si c’est une stratégie, c’est pour le moins particulier. On s’attendait à un peu plus de sérénité et d’ouverture à la discussion », estime Daniel Pascal. Jean-Louis Lacaze n'a pas répondu aux appels de La Lettre M.
Jean-Claude Lacaze avait posé comme condition suspensive au rachat de Quézac la réduction de l’effectif de 54 à 30 salariés ainsi qu’une diminution de la rémunération pour la ramener au niveau de la branche. « Pour certains d’entre nous, cela représentait jusqu’à 1.000 € en moins par mois, indique Daniel Pascal. Difficile d’accueillir dans la bonne humeur de telles propositions. D’autant plus que le projet industriel de M.Lacaze – passer de 19.000 à 27.000 bouteilles / heure en supprimant l’équipe de nuit et en investissant que 300.000 €- ne semblait pas bien ficelé. »










