Reprise de Quézac : Eric Besson veut revenir dans la boucle
Dans le dossier de reprise des eaux Quézac (54 salariés, Lozère), Eric Besson, qui avait été en discussion avec Nestlé pour une reprise du site lozérien en mai 2015, mais avec qui les négociations s’étaient finalement arrêtées, se manifeste. Le propriétaire de la source du Pestrin en Ardèche indique avoir remis en janvier une nouvelle offre de reprise au géant suisse. Eric Besson propose un investissement, dès la première année, de 3,8 M€ qui permettrait notamment « de changer les principales machines afin de limiter les coûts de maintenance ». Sur le volet commercial, « les 75 commerciaux de la société Granini (jus de fruit, NDLR) se chargeront de vendre l’eau Quézac auprès des GMS. Emmanuel Manichon, le DG de Granini, entrerait à titre personnel au capital de Quézac », détaille Eric Besson. Au niveau social, « le volet le plus sensible », l’ensemble des salariés serait gardé et les salaires maintenus. « Je souhaite un dossier de reprise où tout le monde soit solidaire et motivé. 5 % du capital sera distribué gratuitement aux salariés », poursuit le candidat à la reprise. Eric Besson souhaite également aller vers une montée en gamme avec la production d’une bouteille en verre. « Il faut également aller à l'export. Notre client aux Etats-Unis nous a dit qu’il serait prêt à prendre 10 M de litres dès le début si je deviens propriétaire de Quézac. » Côté syndicat, on a envie d’y croire. « On a envie de se dire qu’il n’y a pas que le projet de monsieur Lacaze (le PDG de Nerios, NDLR). », indique Daniel Pascal, représentant CGT au CE. « Il faut pouvoir comparer les devis. Monsieur Besson a un discours différent. Peut-être que l’on se trompe mais on a envie de voir. »
« En mars 2015, Nestlé avait un timing serré et je n'avais pas rempli toutes les conditions, notamment sur la force de vente. Il me manquait du temps », explique Eric Besson. A Meyras, en Ardèche, Eric Besson est propriétaire de la source du Pestrin et commercialise les marques Ventadour et Chantemerle. Une nouvelle usine d’embouteillage est en cours de construction et sera opérationnelle en juillet. Investissement : 4 M€. « Nous produisons actuellement 1,5 M de litres, nous allons monter à 3 M en 2017. Nous sommes en train de développer l’export », détaille le dirigeant.










