Report probable de la LGV Montpellier-Perpignan : les élus pétitionnent
Alors que le quotidien Les Echos, paru ce matin, confirme les informations parues hier dans L’Usine nouvelle, annonçant le report à 2030, voire au-delà, du projet de ligne nouvelle Montpellier-Perpignan, plusieurs courriers, co-signés par les grands élus de la région, vont partir dans les jours qui viennent pour tenter de persuader le chef de l'Etat, et le Premier ministre, du bien-fondé de ce « chaînon manquant ». La commission Mobilité 21, présidée par Philippe Duron devrait, selon plusieurs sources concordantes, préconiser au gouvernement la création de la LGV Bordeaux-Toulouse, et le report d'autres lignes à grande vitesse, dont Montpellier-Perpignan. La décision officielle sera annoncée le jeudi 27 juin. Le gouvernement s'appuiera sur les préconisations de la commission pour arrêter ses choix. La plupart des grands projets d'infrastructure n'étant pas, pour l'heure, financés, la probabilité est forte que l'avis de la commission soit suivi.
Pétitions
Sans attendre, le président du Comité des villes pour la grande vitesse, le sénateur-maire UMP de Béziers, Raymond Couderc (photo ci-contre), a rédigé un appel à l'adresse du gouvernement, qu'il fait circuler à la signature des élus concernés. Le président du conseil régional, Christian Bourquin, signataire de cet appel, a par ailleurs écrit, de son côté, au président de la République François Hollande et au Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Dans le premier courrier, co-signé par les élus de gauche de la région, Christian Bourquin « lui exprime (sa) confiance et l'appelle à son implication personnelle sur ce dossier ». Le second courrier, adressé à Jean-Marc Ayrault, va être proposé à la signature de tous les membres du comité de pilotage de la ligne nouvelle Montpellier Perpignan, que Christian Bourquin copréside, aux côtés du préfet de région.










