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Pyrénées-Orientales
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Industrie
| 4/06/2014

Rendez-vous à Bercy pour EAS Industries

Les délégués du personnel d’EAS Industries ont rencontré le préfet des P.-O. et le commissaire au redressement productif en L.-R., Pascal Théveniaud. Le délégué du personnel CGT, Frédéric Duhamel, a indiqué à l'issue de cette réunion qu'une réunion doit être prochainement organisée avec l’actionnaire de l’entreprise au ministère du redressement productif à Paris. Le centre perpignanais de maintenance aéronautique, qui emploie 274 salariés, a été placé en liquidation judiciaire avec poursuite d’activité de trois mois, le 28 mai, par le tribunal de commerce de Perpignan.

Sauvegarder les emplois

L’Urssaf, l’UD CGT 66 et Me Sanson, mandaté par le tribunal de commerce dans le cadre de cette liquidation, participaient également à cette réunion. Selon Frédéric Duhamel, « les services de l’Etat nous ont fait savoir que déjà tout ce qui avait été possible de faire depuis deux ans pour aider l’entreprise avait été fait, voire même au-delà avec le moratoire. » « Sans l’Etat et l’Urssaf, pour pousser l’échéance de la dette sociale permettant de sauvegarder les emplois, la société aurait été liquidée depuis deux ans », indique le préfet, qui entend tout mettre en œuvre pour préserver cette entreprise industrielle locale. C’est une des cinq entreprises industrielles qui compte sur le département et qui emploie près de 300 salariés, intérimaires compris, avec un savoir-faire reconnu dans son secteur. »

L’actionnaire attendu
Le préfet explique que « cette réunion avait pour objectif de montrer l’intérêt de l’Etat pour sauvegarder les emplois et si besoin de poursuivre l’accompagnement Urssaf et direction des finances publiques. Mais aussi de dire aux délégués du personnel que nous ferons tout y compris par le ministère du redressement productif pour susciter une reprise de l’entreprise, car nous espérons un repreneur. »
« Les salariés attendent du ministère du redressement productif que l’actionnaire vienne à la table de Bercy pour lui faire dire sa stratégie, précise Pascal Théveniaud, convenant que « le seul scénario aujourd’hui possible, c’est une cession à un industriel. L’objectif est aussi de valoriser les savoir-faire de l’entreprise, de rassurer les fournisseurs et les clients d’EAS Industries, qui malgré ses difficultés a conservé un carnet de commande correct. » Et le préfet de conclure : « il faut que le futur repreneur soit en capacité de convaincre sur le projet stratégique de l’entreprise. »
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