Rencontre Avec. Guy Pressenda, président de l’Union des Métiers de l’Industrie de l’Hôtellerie de la Haute-Garonne (UMIH 31) et de Midi-Pyrénées
Guy Pressenda est confiant sur l’avenir du secteur en Midi-Pyrénées, malgré une conjoncture préoccupante et des résultats pour l’été 2008 peu favorables. Guy Pressenda est également président de la commission Formation au métier de l’hôtellerie et de la restauration, au niveau national.
Le taux d’occupation des hôtels à Toulouse est-il satisfaisant ? Du mardi au jeudi soir, les hôtels de la ville rose affichent complet à plus de 90%, dans toutes les catégories, grâce au tourisme professionnel. En revanche, du vendredi soir au lundi soir, le taux d’occupation passe à 40%. Au final, si l’on fait la moyenne, on arrive annuellement à 70%, ce qui est très bon…
Il n’y a pas de grand hôtel à Toulouse. Avec l’ouverture du Radisson à Blagnac, on ne peut plus
dire cela. Il pourra répondre à la demande du Centre
de Congrès Pierre Baudis, qui jusqu’à présent ne pouvait pas accueillir de gros congrès par manque de chambres.
Vous avez un petit souci avec les résidences hôtelières ? Oui, car les prix pratiqués sont les mêmes que ceux des hôtels, avec les contraintes en moins. Ça s’apparente à de la concurrence déloyale.
Toulouse est une des rares villes sans taxe de séjour ? En effet ! Mais elle sera mise en place en 2009. Elle représentera une manne de plus de 2 M€ par an pour l’office du tourisme, pour la promotion de la ville et de la destination Toulouse le week-end.
Les restaurants toulousains sont souvent fermés le week-end. La restauration le dimanche à Toulouse, c’est le désert, faute de touristes. Pourtant, il est évident qu’avec la Cité de l’Espace, les Musées, Airbus, etc… Il y a des choses à faire le week-end !
Quelle est la situation du marché de l’emploi ? Toulouse est derrière Paris la 2ème ville de France en nombre de restaurants par habitant. Par ailleurs, sur l’ensemble de Midi-Pyrénées, on a actuellement 2 000 postes qui ne sont toujours pas pourvus. Surtout dans la restauration, mais aussi dans l’hôtellerie.
Votre cheval de bataille, c’est la formation ? Oui en effet, j’ai placé la formation dans mes priorités. J’ai mis en place le permis d’exploitation pour les détenteurs de licences de vente d’alcool II, III, IV. On organise 2 à 3 formations par mois. J’ai également poussé les centres de formation agréés à ouvrir de nouveaux départements de Certificat de Qualification Professionnelle. Je me bats aussi pour développer la VAE « Validation des Acquis de l’Expérience ». Nous avons énormément de professionnels qui ont commencé avec un CAP et aujourd’hui, avec 10 ou 15 ans d’expérience, il est normal qu’elle soit reconnue par un diplôme équivalent.
Propos recueillis par Philippe Duffaut
Chiffres-clés
Avec 1 240 hôtels classés de tourisme, soit
40 000 chambres, Midi-Pyrénées se classe à la 4ème place des régions métropolitaines.
Il y a aussi 4 669 restaurants, hôtels, bars et discothèques, dont 3 013 sans salariés.
Le secteur occupe 23 184 salariés, dont 4 491 en formation.










