Rencontre avec Gilles Broquère
Gilles Broquère, maire de Fenouillet et président de la Sem Oppidea (3 861)
« Nous devons faire mieux avec moins »
La nouvelle équipe issue des élections municipales a confié la présidence d’Oppidea à Gilles Broquère. Homme consensuel et expérimenté, il présidera pour les 6 prochaines années,
l’un des outils majeurs de Toulouse Métropole pour maîtriser l’aménagement, l’urbanisme, le logement... des 37 communes qui la composent.
Quels sont les projets de la Sem Oppidea ?
Oppidea est une jeune Sem, elle n’a que trois ans d’existence. Elle est issue de la fusion de 3 Sem existantes auparavant : Setomip, Blagnac Constellation et Sem Colomiers. Nous souhaitons, tout d’abord, bien conduire à son terme le processus de fusion. Actuellement, nous n’avons pas de nouveaux projets de Zac. Nous sommes l’instrument du développement de Toulouse Métropole et notre objectif majeur est d’aménager les zones d’activités de ce territoire.
Quelle est votre « feuille de route » ?
Mener à bien les projets qui ont été redéfinis. 2014 reste une année intermédiaire compte tenu des élections. Nous devons poursuivre, tout d’abord, les grands aménagements lancés précédemment et les Zac en cours de réalisation comme La Cartoucherie, Borderouge, Toulouse Montaudran Aérospace ou Andromède.
Des changements dans la stratégie sont-ils à prévoir ?
Nous avons demandé un audit au cabinet Deloitte pour avoir une photo objective de la situation et pouvoir concevoir un plan d’actions pour les années à venir. Cet audit, qui vient de nous être remis, nous donne des pistes de réorientation de nos priorités. Il va être présenté au personnel. Nous devrions nous recentrer sur l’activité aménagement et lancer moins d’opérations en nom propre qui engagent nos fonds. Les promoteurs sont mieux armés que nous pour cela. Enfin, nous voulons resserrer et redéfinir nos liens contractuels et de gouvernance avec notre actionnaire majoritaire Toulouse Métropole.
Allez-vous réaliser d’autres opérations que celles d’aménagement ?
Oppidea est un outil au service des 37 communes de la métropole. Nous réaliserons d’autres aménagements dans les années à venir, car cela reste notre principal cœur de métier. A la demande des communes, nous pourrons réaliser d’autres opérations sous mandat ou en maîtrise d’ouvrage délégué ainsi que nous poursuivrons nos opérations de réaménagement urbain.
Le périmètre géographique d’action d’Oppidea restera celui de Toulouse Métropole ?
Oui.
Quel est l’état des finances d’Oppidea ?
La situation financière n’est pas catastrophique. Elle n’est pas mauvaise, elle pourrait être pire. Comparée à d’autres structures semblables, la Sem que je préside se place au milieu du classement. L’audit nous apporte des pistes d’économies dans notre fonctionnement et sur le recentrage dans notre cœur du métier. Des opérations ont été engagées, dans le passé, sans des garanties suffisantes.
Comment se dessine l’avenir de la Sem que vous présidez ?
2014 marque un tournant pour les collectivités locales car les finances d’origine étatique vont diminuer. La stratégie de Toulouse Métropole est en cours de redéfinition. Nous devons adapter notre mode d’action car il faut faire mieux avec moins. La métropole va réaliser des économies de fonctionnement, ces économies concerneront aussi ses « satellites », dont Oppidea. Ce qui est engagé devrait être mené à son terme mais, d’autres projets actuellement dans les cartons seront étalés sur les six ans de durée de la mandature.
Les liens entre Oppidea et la SPLA Europolia seront-ils revus ?
Non, il s’agit de deux structures distinctes avec deux présidents, Jean-Luc Moudenc et moi-même. Un GIE a été mis en place pour mutualiser nos services supports mais nous avons deux missions distinctes, clairement identifiées.
Propos recueillis par J. Subirats
Des chiffres 2013
25 opérations en cours d’aménagement, de renouvellement urbain et de construction
1 600 logements livrés dans ses Zac
62 salariés
56,05 M€ de CA en 2013 (+ 31 % par rapport à 2013)
251 K€ de résultat net (+ 260 %)










