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| | 29/03/2007

Relaxe de Frêche : la plainte de Sarkozy est irrégulière

Le président de la Région Languedoc-Roussillon Georges Frêche (divers gauche), poursuivi pour diffamation envers une administration publique après avoir accusé les policiers de brûler les voitures, lors des émeutes de banlieues de l’automne 2005, a été relaxé jeudi après-midi par le tribunal correctionnel de Montpellier, apprend-on auprès de Me Gilles Gauer, son avocat.Lors de l’audience, le 22 février, 5 000 euros avaient été requis contre Georges Frêche.« Il y a deux motifs à cette décision de relaxe. Le débat que lance Georges Frêche est nécessaire à la démocratie, d’autant plus qu’il s’est avéré fondé », a précisé Gilles Gauer, faisant allusion au fait que les violences urbaines de l’automne 2005 avaient comme point de départ la mort de deux jeunes qui s’étaient réfugié dans un transformateur électrique pour échapper à une course-poursuite avec les policiers.Et, « ce qui est quand même un comble » selon Me Gauer, la plainte signée de la main de Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur au moment des faits, et transmise au ministre de la Justice Pascal Clément, a été jugée irrégulière. « Les propos de Georges Frêche cités dans la plainte sont tronqués, a-t-il précisé. L’aspect interrogatif de la phrase et la mise en cause de Nicolas Sarkozy ont été soustraits. »Selon l’enregistrement de France 3, produit à l’audience par Me Gauer, Georges Frêche avait déclaré, à l’occasion de l’inauguration d’une mosquée à Montpellier : « Je ne suis pas sûr que dans les villes parisiennes où ils ont incendié des voitures, ce soient des musulmans qui le font. Ca serait des flics déguisés en musulmans que ça ne m’étonnerait pas. J’ai connu ce genre de provocations, j’ai connu mai 1968. Quand les gens en auront marre, ils voteront Sarkozy ».Georges Frêche, exclu du Parti socialiste le 27 janvier pour ses propos sur la trop forte proportion de Noirs en équipe de France de football, a été condamné le 25 janvier à 15 000 euros d’amende pour avoir qualifié en février 2006 les harkis de « sous-hommes ». Il a interjeté appel de cette condamnation.H.V.

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