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Languedoc-Roussillon
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Aménagement - Urbanisme
| 10/12/2009

Réhabilitation des quartiers : l’État retient cinq dossiers en Languedoc-Roussillon

Le secrétariat d’Etat au logement vient d’annoncer le 9 décembre que 380 M€ allaient être débloqués pour financer la réhabilitation de 40 quartiers dégradés de centre-ville à travers le Programme National de Requalification des Quartiers Anciens Dégradés (PNRQAD). Sur 87 candidatures déposées, 40 ont été retenues, dont 5 en Languedoc-Roussillon. Les dossiers de Perpignan et de Nîmes métropole (pour Saint-Gilles) seront financés, mais aussi ceux de Béziers et de Sète, ces derniers sur un « périmètre restreint » à préciser « très rapidement, d’ici à la fin de l’année », explique le secrétariat d’Etat au logement. L’enveloppe pour chaque ville « ira de 10 à 15 M€ ». Pour Carcassonne et 14 autres villes, l’aide sera limitée à « un accompagnement en ingénierie ». Là, l’aide de l’Etat sera de « 1 à 2 M€ » par dossier, toujours selon le secrétariat d’Etat au logement. Globalement, les aides seront consacrées à la réhabilitation de logements privés, à la production de logements sociaux et à l’aménagement d’espaces et de services publics. La signature des conventions avec les villes et le début des premiers travaux sont prévus au premier semestre 2010.

Les dossiers régionaux sélectionnés

Perpignan.

Le projet présenté par la ville de Perpignan concerne le quartier de la gare et près de 3 700 logements. Le projet s'intègre dans la stratégie d’agglomération formalisée à travers le PLH et le PLU et vise à accompagner l’émergence d’une bipolarité avec le quartier de la gare en devenir et celui du centre historique faisant actuellement l’objet d’un PRU. Il articule des actions ciblées de recyclage et des actions plus diffuses de réhabilitation de l’habitat privé ancien.

Nîmes-Métropole

L’agglomération Nîmes Métropole et la ville de Saint Gilles présentent une démarche d’intervention sur le centre ancien de Saint Gilles. Le tissu urbain est constitué d’une trame viaire étroite et en pente. Il repose sur un parcellaire et des prospects serrés, des îlots saturés et des petites constructions abritant généralement un unique logement. Le projet s’appuie sur un plan d’actions (requalification de l’habitat privé, revalorisation patrimoniale et commerciale) intégré dans un vaste projet urbain visant à redynamiser le centre ancien. La vision globale des problématiques du centre comme la forte volonté politique sont des atouts majeurs pour la conduite future du projet.

Béziers

(retenu sur un périmètre restreint). La ville de Béziers présente une démarche globale d’intervention sur son centre ville ancien (9 662 logements). La ville est marquée par un tissu historique caractéristique du type méditerranéen avec des îlots très denses, une voirie étroite et irrégulière, peu remanié au 19e siècle, et comportant de nombreux immeubles de grande qualité architecturale (époques romane, médiévale, renaissance…). La presque totalité est située en Secteur sauvegardé. Le projet envisagé par la ville de Béziers constitue l'un des trois pôles du projet global de la ville : le pôle « patrimoine », qui vise à redonner son attractivité et sa vocation touristique au centre ville, par un ensemble d’actions (requalification de l’habitat, des espaces publics et des commerces).

Sète

(retenu sur un périmètre restreint). La candidature de la ville de Sète porte sur le centre historique. Le périmètre compte 9 400 habitants (22% de la population communale) et près de 7 000 logements. Le secteur est inclus dans une ZPPAUP. Le dossier présenté par Sète porte sur son centre ville, ciblant le coeur de ville et l'Ile Sud, qui totalise 7 000 logements. Le centre sétois se caractérise par un bâti ancien et dense, un parcellaire étroit et fortement bâti, par un réseau viaire peu large, par la présence d'une forte activité commerciale et de nombreux services. Ce centre connaît de fortes difficultés : concentration d’habitat indigne du fait de la morphologie urbaine et d’un déficit d’entretien du bâti, précarité et vieillissement de la population. Le projet présenté priorise une intervention lourde et ambitieuse sur les îlots et groupes d'immeubles les plus denses et dégradés. Il programme pour cela une articulation d’outils coercitifs et incitatifs à la réhabilitation pour permettre la requalification globale de l'offre de logements et la protection des occupants. Ce projet s’accompagne d’un développement de l’offre locative sociale par construction neuve. Des actions à l’échelle du quartier portant sur les volets Commerces, Aménagements et Equipements devraient permettre d’assurer une requalification urbaine et sociale globale et d’améliorer les conditions de vie des habitants actuels.

Carcassonne

(le dossier bénéficiera seulement d’un accompagnement en ingénierie). La ville de Carcassonne présente une démarche d’intervention sur son cœur de ville constitué d’une bastide Saint-Louis construite au 13e siècle, face à la cité vicomtale, sur la rive opposée de l'Aude. Ville médiévale de trame orthogonale, le parcellaire est dense et resserré. Le périmètre proposé comporte 3 750 logements. Grâce à la combinaison de moyens d’intervention (renforcement des opérations de recyclage, restructuration d’îlots prioritaires) le projet a pour objectif de redonner une attractivité de marché à l’habitat de la Bastide. Les moyens du PNRQAD pourront s’inscrire dans la stratégie mise en place par l’OPAH RU et permettront de créer un véritable « effet d’échelle » dans l’intervention publique (en particulier en matière de recyclage) pour inverser les tendances constatées. Dans le cadre des opérations de recyclage, Carcassonne propose d’expérimenter des opérations d’accession sociale à la propriété montées en PSLA3.

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