Hérault
Institutions
Regroupement et rationalisation au menu de la dernière CDCI de l’année
Réunis ce vendredi 17 décembre par le préfet de l’Hérault, les 45 membres de la commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) ont d’abord débattu de la rationalisation de la carte des syndicats intercommunaux dans les domaines de la gestion des eaux, de l’assainissement, de la distribution d’énergie et de l’organisation des établissements scolaires. En jeu, les projets de fusion entre Sivom et autres Sivu et les transferts de compétences des syndicats intercommunaux vers les intercommunalités. Le sous-préfet de Béziers, Philippe Chopin, a annoncé à cette occasion la création d’un syndicat de « réflexion » sur la gestion des déchets dans l’ouest héraultais. Une initiative soutenue par le président du conseil général André Vezinhet.
"pas de communautés de défense"
Point d’orgue de cette commission, les débats relatifs à la rationalisation du périmètre des EPCI à fiscalité propre. « Je n’ai pas de carte idéale dans la tête. Mon seul objectif est d’atteindre un résultat ambitieux dans l’Hérault. Je vous propose donc de réaliser un grand pas en avant en établissant une carte des EPCI resserrée et rassemblée. Je serais ferme sur les communautés de défense constituées dans le seul but d’éviter à tout prix un rapprochement avec d’autres entités » a précisé au préalable Claude Baland avant d’évoquer les principaux dossiers. Premier d’entre eux, celui relatif au sort de la communauté de communes Cep et Sylves (5 000 habitants). Une intercommunalité à qui il est proposé de rejoindre soit la CC du grand Pic-Saint-Loup, soit celle du Pays de Lunel. Même logique pour la CC Cévennes Gangeoises et Suménoises située à cheval sur les départements du Gard et de l’Hérault. Les communes situées sur le territoire de l’Hérault devraient logiquement se tourner vers la CC du Grand Pic-Saint-Loup. Enfin, c’est le sort du bassin de Thau et de l’ouest héraultais qui a occupé la fin des débats. Le principe d’une fusion de la CCNBT (Mèze) et de la CABT (Sète-Frontignan) semble acquis pour des raisons de cohérence territoriale, le sort de la communauté d’agglomération Hérault Méditerranée est encore loin d’être tranché. Gilles D’Ettore, son président refuse de rallier Béziers et la CABM. A contrario, ce dernier entend toujours fusionner avec le futur ensemble constitué par le rapprochement entre les communautés nord et sud du bassin de Thau, CABT et CCNBT.










