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Languedoc-Roussillon
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Institutions
| 14/10/2014

Regroupement des CCI en L.-R. : le Medef L.-R. s’insurge

Le bureau du Medef L.-R.* réagit vivement, par voix de communiqué, à l’article paru dans La Lettre M n°1350, révélant le projet, porté par la CCI L.-R., et débattu en interne le 1er octobre avec les présidents de CCI territoriales, de regrouper les CCI du Languedoc-Roussillon en trois chambres. Ils dénoncent un « manque de concertation préalable » et annoncent leur intention de lancer une « grande consultation auprès des entreprises pour mieux connaître (…) leurs attentes sur les futures missions, la perception actuelle de leurs relations et leurs visions sur leur devenir ». Le projet de la CCI L.-R., dévoilé par La Lettre M, prévoit de regrouper les CCI en trois chambres, dont deux méga-chambres, l’une autour de Montpellier, l’autre de Perpignan.
« Fait accompli »
« La lecture » de l’article de La Lettre M, « a soulevé chez les responsables de notre organisation régionale une certaine incompréhension, voire la perception d’un certain mépris à l’encontre de la représentation du monde économique et de nos mandataires CCI », estiment les représentants du Medef régional. Déplorant une « volonté avérée de mettre les entreprises devant le fait accompli », ils dénoncent « fermement cette façon de procéder sans concertation préalable ni des chambres consulaires, mandataires de nos organisations, ni des diverses organisations interprofessionnelles locales et régionales, ni des salariés des structures, ni enfin des entreprises et du monde économique que les CCI sont censées représenter et servir ». « Pourquoi, s’interrogent-ils, dans un contexte aussi crucial pour nos entreprises, agir aussi précipitamment et dans le secret d’un bureau de la CCIR ? » « De plus, pourquoi un projet avec deux méga-chambres ? », poursuivent les élus Medef. « Répond-on vraiment à l’esprit de la réforme ? Pourquoi ne pas privilégier une chambre régionale avec la mutualisation de tous les services ? »
État des lieux
Après cette volée de bois vert, les chefs d’entreprises disent vouloir s’« investir positivement dans une réflexion stratégique, à la fois constructive et anticipative ». Mais ils posent un préalable : « Nous devons faire en toute transparence un état des lieux des CCI à la fin de ce mandat (octobre 2015) et nous poser les bonnes questions concernant l’indépendance de leurs missions, la subornation politique à toute entité publique, les futurs services à apporter aux entreprises et pour quelle efficacité, les allocations de ressources et les capacités d’actions ». Il s’agit, selon eux, de « réinventer un autre mode de gouvernance des CCI tout en répondant à cette équation : comment apporter plus de services aux entreprises avec moins de moyens ». Des réflexions qui devront être menés, estiment-ils, « non seulement avec les élus en poste, mais également avec les futurs élus qui devront, ayant la responsabilité de la prochaine gestion des CCI, valider ces actuelles de prise de position ».
*Le président de l’UPE 66, Alexis Melidonis, n’a pas signé le texte.
La version intégrale de la lettre ouverte du Medef L.-R. est disponible sur son site Internet
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