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| | 10/04/2009

Région/Viticulture - Le président sortant des Vignerons indépendants entre satisfecit et déceptions

A la tête de la Fédération régionale des vignerons indépendants depuis 2006, Jean-Marie Fabre n’est plus, depuis jeudi 9 avril, que président de la fédération audoise, après avoir laissé la main à la présidente gardoise, Agnès Payan. Lors de l’assemblée générale de la Fédération régionale, il est revenu sur le contexte de ses trois années de présidence, intervenues dans une époque charnière du marché viticole et au cours d’une transformation de sa législation, rédigée sous l’influence de l’Union européenne. Une « Europe à 27, qui n’a plus les mêmes objectifs qu’avant et reste fortement influencée par les pays du Nord, selon Jean-Marie Fabre, constatant que « la volonté n’est plus désormais d’accompagner les filières agricoles et viticoles ». Côté français, le président sortant a confié que « la naissance de la méga-structure France Agrimer », qui remplace officiellement Viniflhor depuis le 1er avril, le laissait « un peu dubitatif ».La stratégie de la Région à revoir partiellementProfitant de la présence de Béatrice Négrier, conseillère régionale, Jean-Marie Fabre a livré une analyse critique de la stratégie régionale de soutien à la viticulture, notamment depuis l’annonce faite par Georges Frêche du déplacement des subventions dédiées à Inter Sud de France vers un cluster réunissant les plus gros exportateurs : « Je pars avec un regret vis-à-vis du conseil régional, celui de ne pas avoir été entendu et écouté par le président Frêche. Je comprends sa volonté d’appui à l’export. Mais comment ne pas réagir quand il cite le Château Tartanpion ou le Domaine machin ? Ces domaines sont aussi des leviers économiques de cette région et contribuent à l’image positive régionale. Eux aussi vont de par le monde, et ils y vont seuls ». Un regret d’autant plus affirmé de la part de Jean-Marie Fabre qu’il n’oppose pas les deux approches du marché viticole : « d’un côté des produits standardisés, menés de manière industrielle et liés à une capacité à commercialiser et à valoriser. De l’autre, des produits différenciés, fortement identifiables et valorisés, qui forment la majorité de la valeur ajoutée régionale et construisent l’image et la notoriété de la région ». Conscient que la consommation mondiale est en hausse alors que la production baisse, Jean-Marie Fabre a prédit que « les courbes devraient se croiser d’ici 2015. Nos vins seront-ils alors commercialisés là où ils pourront être consommés et valorisés ? ». La prochaine Organisation commune des marchés viti-vinicole (la dernière), qui entrera en vigueur le 1er août prochain, représente à ce titre, selon Jean-Marie Fabre, « les moyens d’être tous ensemble sur les rails ».F.D.

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