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| | 21/02/2008

Région/Viticulture : la fédération régionale de la coopération vinicole appelle au blocage des cotisations

Le président de la fédération régionale de la coopération vinicole, Boris Calmette, lancera le 7 mars à Maurin, aux caves coopératives, un appel au blocage des cotisations (partie destinée au financement des interprofessions).Son objectif : faire pression sur les interprofessions viticoles (CIVL, CIVR et InterOc) pour les pousser à la création d’une interprofession unique régionale. « Nous allons proposer aux caves coopératives de verser sur un compte bloqué la part de la contribution volontaire obligatoire destinée aux interprofessions tant que cette interprofession unique n’est pas mise en place », explique-t-il.Rassembler les vins à indication géographiqueSur la composition de cette interprofession unique, Boris Calmette indique qu’elle devrait « regrouper l’ensemble des vins à indication géographique : vins de pays de département et de zone, vin de pays d’Oc et AOC ». Les vins sans indication géographique produits en Languedoc-Roussillon se regrouperaient alors au sein d’une interprofession nationale des vins du Vignoble de France. « Le conseil d’administration de l’Anivit a voté dans ce sens », poursuit-il.A l’heure actuelle, 2,9 M hl de vin de table (et donc sans indication géographique) sont produits en région. Boris Calmette estime que le volume de vin produit sans indication géographique pourrait représenter à terme jusqu’à « une grosse moitié de la production régionale (plus de 7 Mhl, ndlr). Une partie des producteurs de vins de pays feront le choix d’un cahier des charges plus souple avec des vins sans indication géographique (mis en place en août 2009, ndlr). »Réduire les aides à la restructurationEn ce qui concerne la mise en place de la nouvelle OCM Vin, la fédération régionale souhaite que l’aide financière dédiée à la restructuration du vignoble (entre 80 et 100 M€ actuellement) soit réduite de moitié au profit de l’aval (outils de transformation, commercialisation, …), qu’un budget ne soit bloqué ni pour la distillation de crise, ni pour des aides directes au travers des droits à paiement unique. Les propositions de la France sur la gestion de l’enveloppe nationale (172 M€ pour la première année) doivent être présentées en juin.N. B.

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