Région/TGV - Lancement du débat public sur le projet de ligne nouvelle Montpellier-Perpignan
Ce mardi 3 est lancé le débat public sur le projet de ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP), avec la mise en ligne du site Internet www.debatpublic-lnmp.org et la distribution, à un million d’exemplaires, du Journal du Débat public aux habitants du Languedoc-Roussillon. ?Douze réunions publiques sont programmées entre le 12 mars et le 25 juin (liste sur debatpublic-lnmp.org) dans les grandes villes de la région (à chaque fois à partir de 19h). « Nous nous plaçons à l’horizon 2020, a indiqué Édouard Parant, chef du projet LNMP à RFF L.-R. À cette date, le contournement de Nîmes et Montpellier aura été réalisé et les TGV et trains de fret passeront par la concession de TP Ferro entre Figueras et Perpignan. La question posée est : Que fera-t-on entre Montpellier et Perpignan dans cette perspective ? »« Tout le monde doit décider s’il participe ou pas au débat public, a insisté Claude Bernet, président de la commission particulière du débat public. L’objectif est de faire travailler une population très large, bien au-delà des institutions, des politiques et des associations. » « Ce débat public est là pour que personne ne puisse dire ensuite : le projet nous a été imposé, on n’a pas pu s’exprimer », a précisé Claude Baland, préfet de la région Languedoc-Roussillon. « L’attente des élus, du monde associatif et de la population est forte, a ajouté Christian Petit, directeur régional de RFF. Ce débat public est le premier en France depuis le vote de la loi Grenelle. Or, il répond aux enjeux du Grenelle : lutte contre le réchauffement climatique, développement du report modal et respect de l’environnement. »?Côté procédure, Philippe Deslandes, président de la commission nationale du débat public, a rappelé que son instance est une « autorité administrative indépendante, qui ne rend des comptes qu’à elle-même ». La mission de la commission particulière : « Veiller à la participation du public ». Fin 2009, RFF prendra une décision « à la lumière des enjeux forts identifiés par la commission du débat public. Un débat public fait apparaître des sujets de consensus mais aussi des polémiques. Ne pas prendre en compte les controverses, c’est s’exposer à des problèmes pendant l’enquête d’utilité publique ».?? Selon les scénarios, le coût oscille entre 2,4 Md€ et 5,9 Md€ ??RFF présente dans son dossier-support (également sur le site Internet du débat public) deux tracés possibles et quatre scénarios : un projet exclusivement dédié à la grande vitesse (320 km/h, coût estimatif, valeur octobre 2008 : 4,2 Md€), un aménagement partiel de la ligne existante (doublement sur place entre Montpellier et Narbonne, 2,4 Md€), et l’intégration du fret à travers deux variantes (ligne voyageurs à 220 km/h et fret à 120 km/h - 4,4 Md€ -, ligne voyageurs à 300 km/h et fret à 120 km/h - la plus chère, 5,9 Md€). Les gains de temps oscilleront entre 35 et 45 minutes entre Montpellier et Perpignan, selon que le TGV roulera à 220 km/h ou 300 km/h. ? Présence de Hubert du Mesnil, président de RFF, le 12 mars à Montpellier Claude Bernet a annoncé la présence, le jeudi 12 mars à la réunion de lancement au Corum à Montpellier, de Hubert du Mesnil, président de RFF. Dans l’introduction du dossier-support, ce dernier souligne le caractère international du projet : « Ce projet constitue le trait d’union entre les lignes nouvelles du sud de l’Europe : le contournement de Nîmes et Montpellier, lancé dans le cadre d’un partenariat public/privé en juin 2008, la ligne nouvelle Perpignan/Figueras achevée en février 2009 et sa prolongation vers Barcelone, ainsi que les lignes à grande vitesse Provence-Alpes-Côte d’Azur et Bordeaux-Toulouse, aujourd’hui à l’étude. À travers ce schéma (…), une nouvelle offre de mobilité (...) compétitive par rapport au mode routier est proposée sur le pourtour méditerranéen et à l’échelle européenne. L’offre de sillons se verrait ainsi améliorée et diversifiée (…) Le projet ferroviaire entre Montpellier et Perpignan devrait tout particulièrement favoriser le report modal, notamment pour le fret : moins de marchandises transportées par les camions, plus par les trains. Il s’agit là d’un défi pour Réseau Ferré de France, mais le contexte n’a jamais été aussi favorable pour le relever. » ?Ce débat public intervient 17 ans après l’approbation ministérielle du schéma directeur national des lignes ferroviaires comprenant le projet « TGV Languedoc-Roussillon » (1992) et 14 ans après que l’élaboration d’un tracé par la SNCF (1995). ? ?H.V.










