Fil infos

| | 7/05/2008

Région/TGV - Exclusif : le projet de loi qui oubliait Montpellier-Perpignan

Fin avril, quelques heures avant la présentation du texte en conseil des ministres, le projet de ligne ferroviaire nouvelle à grande vitesse Montpellier-Perpignan a été miraculeusement repêché, passant des limbes des projets secondaires à une enviable troisième place dans la liste des lignes prioritaires. La Lettre M s’est procurée auprès de Jean-Claude Gayssot, vice-président de la Région en charge des transports, le texte initial du projet de loi relatif à la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement. Ce texte repoussait bel et bien aux calendes grecques le « chaînon manquant » Montpellier-Perpignan. En voici l’intégralité : « A cet effet, outre la ligne Perpignan-Figueras et la première phase de la branche Est de la ligne Rhin-Rhône actuellement en travaux, la réalisation de 2 000 km de lignes ferroviaires à grande vitesse sera lancée d’ici 2020 : la ligne Tours-Bordeaux, le contournement de Nîmes et Montpellier, la ligne Bretagne-Pays de la Loire, les deuxièmes phases de la ligne Est et de la branche Est de la ligne Rhin-Rhône, l’interconnexion Sud des lignes à grande vitesse en Ile-de-France, la ligne Provence-Alpes-Côte d’Azur, la ligne Bordeaux-Toulouse, la ligne Bordeaux-Espagne, la ligne Lyon-Turin, les branches Sud et Ouest de la ligne Rhin-Rhône, la ligne Poitiers-Limoges.Le coût total de ce plan s’élèvera à 69 milliards d’euros pour la période 2009-2020. Ce coût sera financé par l’Etat à hauteur de 37 milliards d’euros en autorisations d’engagement, dont 22 milliards d’euros pour la période 2009-2013.Un programme supplémentaire de 2 500 kilomètres sera défini dans une perspective de long terme. Il inclura les lignes à grande vitesse Montpellier-Perpignan, Toulouse-Narbonne, Paris-Amiens-Calais, Rennes-Nantes, ainsi que la réalisation d’un barreau est-ouest entre Nantes et Lyon. »Une deuxième mouture beaucoup plus favorableLe projet de loi retenu, présenté le 30 avril en conseil des ministres, intègre Montpellier-Perpignan. Le Limoges-Poitiers est écarté ainsi que le Lyon-Turin. « A cet effet, outre la ligne Perpignan-Figueras et la première phase de la branche Est de la ligne Rhin-Rhône actuellement en travaux, la réalisation de 2 000 km de lignes ferroviaires à grande vitesse sera lancée d’ici 2020 : la ligne Tours-Bordeaux, le contournement de Nîmes et Montpellier, la ligne Montpellier-Perpignan, la ligne Bretagne-Pays de la Loire, les deuxièmes phases de la ligne Est et de la branche Est de la ligne Rhin-Rhône, l’interconnexion Sud des lignes à grande vitesse en Ile-de-France, la ligne Provence-Alpes-Côte d’Azur, la ligne Bordeaux-Toulouse, la ligne Bordeaux-Toulouse, la ligne Bordeaux-Hendaye, les branches Sud et Ouest de la ligne Rhin-Rhône. »Le paragraphe chiffrant le coût total est supprimé et celui sur le « programme supplémentaire » beaucoup plus allusif que lors de la première mouture : « Un programme supplémentaire de 2 500 kilomètres sera défini dans une perspective de long terme incluant notamment la mise à l’étude d’un barreau est-ouest. »« Tout le monde a mouillé sa chemise »L’intervention de Jean-François Carenco, tout nouveau directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo et proche de Georges Frêche, aurait été décisive. « Tout le monde a mouillé sa chemise », reconnaît Gayssot, fair-play. Lui dit avoir joint Jean-Louis Borloo et le commissaire européen Jacques Barrot. Georges Frêche déclare de son côté avoir fait remonter une note à Fillon en passant par l’énergique préfet de région Cyrille Schott. Il y a rappelé que la Région ne mettrait pas un euro sur Nîmes-Montpellier si l’Etat ne s’engageait pas sur Montpellier-Perpignan. H.V.

Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie