Région/Promotion - Philippe Gadelle demande à Hélène Mandroux de renforcer ses aides aux promoteurs
Confrontés à une chute de leur vente de logements neufs (- 40 % entre 2007 et 2008), les promoteurs demandent l’aide des collectivités.« Localement, il faut des propositions, a déclaré mercredi soir à Montpellier Philippe Gadelle, président de la Fédération Régionale des Promoteurs Constructeurs. En 2008, nous serons à environ 1 800 réservations dans l’agglomération de Montpellier, soit un bon score vu la conjoncture (2 000 réservations en 2007). Mais il y a, dans ce chiffre, une part croissante de produits aidés. C’est ces produits-là qui ont permis de ne pas avoir des résultats catastrophiques sur Montpellier. La ville résiste parce que les mesures d’accompagnement sont là. » Et doivent s’accentuer, selon Philippe Gadelle. « Il faut développer les produits intermédiaires. La péréquation actuelle (50 % de logements à prix encadré - primo-accédants et intermédiaires -, 50 % de logements sur le marché libre, ndlr), n’est plus acceptable. Le système est à revisiter. Si c’est le cas, nous passerons la crise. » Offensif, Philippe Gadelle a demandé à la Ville de poursuivre « son action, déjà significative, sur le prix du foncier ».Hélène Mandroux a répondu : « La Ville de Montpellier a mis le principe des trois tiers dans ses Zac (1/3 de logement social , 1/3 de produits aidés, 1/3 de marché libre). Nous faisons déjà un effort. Je ne veux pas que le privé aille uniquement en périphérie, et que les maires n’y fassent pas de logements sociaux et intermédiaires. Il n’en est pas question. Les efforts doivent être faits par tous les maires. » Elle s’est montrée attachée au principe de mixité urbaine : « Il y a de plus en plus de familles monoparentales, de personnes âgées isolées. Il faut cette mixité sociale et urbaine. » Un logement, c’est deux emplois « Aujourd’hui, les promoteurs sont sur le devant de l’affiche (de la crise, ndlr), Les clients ne viennent plus chez nous, nos bulles de vente sont vides ou presque, a concédé Philippe Gadelle. L’ensemble de la filière est touchée : les banquiers, les Sem (sociétés d’économie mixte d’aménagement, ndlr) et demain, les entreprises de construction. Or, un logement construit, c’est deux emplois. »Il ne « voit pas » de baisse de prix dans le neuf en 2009. La difficulté, c’est le pouvoir d’achat. « Avec les normes importantes - haute performance énergétique, handicapés -, il ne faut pas rêver. L’objectif est au moins de maintenir les prix. Il faut dès aujourd’hui anticiper les futures normes. Le passage en BBC (bâtiment à basse consommation d’énergie, ndlr), c’est dès 2012. » Congrès national de la FPC les 25 et 26 juin à Montpellier Philippe Gadelle s’est félicité des trois mesures anti-crise concoctées par Nicolas Sarkozy pour les promoteurs : « La possibilité pour la SNI d’acquisitions en bloc permet à des promoteurs de démarrer des opérations ; Le doublement du prêt à taux zéro, de 15 000 à 30 000 €, touche une clientèle intermédiaire ; La création de PLS (prêts locatifs sociaux, ndlr) familiaux privés dédiés aux promoteurs correspond aussi à une demande, entre les logements sociaux et le produit libre. »À Montpellier, le Corum accueillera au premier semestre 2009 deux événements liés à l’immobilier : le salon de l’immobilier du L.-R. (13-15 mars) et le congrès national de la Fédération des Promoteurs Constructeurs (25-26 juin).H.V.










