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| | 6/05/2009

Région/Politique – Couderc et Alduy, supporters de Sarkozy à Nîmes?

Environ trois mille militants et élus ont écouté mardi soir à Nîmes le discours sur l’Europe du président de la République, deux ans après son élection à l’Elysée et un mois avant le scrutin européen. ?L’entrée dans la salle du Parnasse ne s’est faite que sur invitation.« Les Français considèrent que l’Europe est lointaine par rapport à eux, ne sentent pas forcément l’immédiateté de l’action de l’Europe dans leur vie quotidienne, a déclaré à La Lettre M Raymond Couderc, sénateur-maire UMP de Béziers. On n’a pas suffisamment expliqué aux Français au fur et à mesure quel est le rôle réel de l’Europe. Quand les crédits européens arrivent dans notre région, les élus oublient de dire que l’Europe a participé, ils ont tendance à s’attribuer les mérites de ce qu’ils font avec cet argent sans citer l’Europe. Et ensuite on s’étonne que l’Europe soit mal perçue, ou pas perçue du tout. C’est parce qu’on n’en parle pas quand il faut en parler. Ce soir, ce n’est pas un meeting UMP. L’ensemble des parlementaires, droite et gauche confondus, sont invités. Je ne suis pas là en tant que secrétaire départemental de l’UMP de l’Hérault, je suis là en tant que parlementaire. »Alduy, « européen convaincu »« J’ai toujours été un européen totalement convaincu, bien que mon département (Pyrénées-Orientales, ndlr) ait dit non à Maastricht et à la Constitution, a confié Jean-Paul Alduy, sénateur UMP des Pyrénées-Orientales et candidat à sa réélection à la mairie de Perpignan. Le parcours de Sarkozy pendant la crise de Géorgie et le tsunami financier l’a révélé totalement européen. Il a montré que l’Europe est notre seule protection à l’échelle des grandes turbulences qui secouent le monde aujourd’hui. Le développement durable prend également une place prépondérante dans notre quotidien. Lors de la dernière élection, ce thème est resté assez théorique, il ne mobilisait qu’une partie de l’électorat, il avait été approprié par des partis. Ce n’était pas la politique de l’écologie, c’était l’écologie politique. Aujourd’hui, avec Jean-Louis Borloo, et à le suite de Nicolas Hulot, ne l’oublions pas, le développement durable est devenu populaire. On en parle tous les jours. Il y a eu un changement culturel. Sur ce sujet, l’Europe va montrer l’exemple. En décembre prochain se tiendra la conférence de Copenhague sur le changement climatique. Sur ce sujet aussi, l’Europe devient concrète, devient un vrai moyen pour construire un avenir. »H.V.?

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