Région/Logement social - Thierry Repentin appelle à la vigilance sur le financement du logement social
« Alors que l’on parle de la réforme des collectivité territoriales, il faudra être vigilant sur le financement du logement social : Toutes les collectivités devront pouvoir intervenir, a déclaré Thierry Repentin, président de l’Union Sociale pour l’Habitat jeudi au Corum à Montpellier*, où il a débuté son tour de France des fédérations régionales HLM. L’intercommunalité doit être à mon sens chef de file. C’est l’échelon le plus pertinent au niveau de l’organisation territoriale. En L.-R., il y a beaucoup de villes ‘punchy’, dynamiques. On a besoin de tout le monde : Région, conseils généraux et communautés d’agglomérations. Plus un seul logement social ne se fait sans l’aide massive des collectivités. Je trouve qu’ici, les partenariats se font plutôt bien. Mais malgré cela, on n’est toujours pas à la hauteur des attentes de la société. » Une production doublée depuis 2000 Le taux d’occupation sociale s’élève en effet à 10,3 % en L.-R. contre 17,6 % au niveau national. D’après Uro Habitat (fédération des 29 organismes sociaux du L.-R., qui emploient 2 000 salariés), 1,5 Md€ sont investis chaque année dans la construction d’environ 5 500 logements sociaux en région, « soit deux fois plus qu’au début des années 2000 », a rappelé Joseph Vidal, président d’Uro Habitat. Mais la liste des candidats est toujours longue : « 50 000 demandes sont en attente. L’État multiplie les textes de loi : Dalo, vente de 30 000 logements en Vefa, plan de relance, loi Boutin votée ce jeudi 19… mais en même temps, les suppressions de crédits nous interrogent ». Le foncier, nerf de la guerre Denis Bouad, président de Habitat du Gard et conseiller général PS (canton d’Uzès), pointe « le foncier comme véritable frein à la production. » Avis partagé par Raymond Couderc, sénateur-maire UMP de Béziers et président de l’Opac Béziers Méditerranée Habitat. « C’est beaucoup plus difficile de fabriquer du foncier constructible aujourd’hui. » Selon Thierry Repentin, « nous ne manquons pas de foncier en France. Mais on manque de foncier abordable permettant de produire des opérations équilibrées, compatibles avec le pouvoir d’achat des ménages éligibles aux critères du logement social ». Un pouvoir d’achat qui, en L.-R., reste très bas : « 80 % de la demande dans l’Hérault se situe en-dessous des 60 % du plafond HLM », indique Pierre Guiraud, président de Hérault Habitat.H.V.* Lors de la table ronde : « HLM, un projet, des engagements : pour la promotion d’un habitat social de qualité, accessible à tous en L.-R. »










