Région/Environnement - La création d’un pôle eau à Montpellier évoquée lors du congrès mondial de l’eau
Cyrille Schott, préfet de la région Languedoc-Roussillon, a évoqué lundi matin au Corum de Montpellier la possible création d’un pôle de compétitivité sur l’eau.« Le dossier Campus (fusion des trois universités de Montpellier, ndlr), suivi avec vigilance par le recteur Christian Nique, ferait de l’Université de Montpellier l’une des toutes premières de France. Dans ce projet, l’eau occupe une place stratégique. L’objectif est de créer un pôle de recherche sur l’eau et d’enseignement supérieur, qui aurait une vocation internationale. »Un cluster eau associe déjà chercheurs et entreprises. 600 chercheurs se sont associés au sein de l’institut de recherche languedocien sur l’eau et l’environnement.PionniersGeorges Frêche, président de la Région, s’est adressé aux congressistes. « Il y a des organisations internationales sur le commerce (OMC), la politique (l’Onu)… mais je pense que vous êtes l’embryon de la véritable unification du monde à venir. Vous êtes pionniers.Car l’eau c’est le sujet le plus important de la planète. C’est encore plus important que la nourriture. Pendant longtemps, l’eau a été considéré comme un acquis absolu, gratuit. Aujourd’hui, c’est fini. Comme l’Europe est née avec le charbon et l’acier, la vraie mondialisation naîtra avec une organisation pour gérer l’eau. »ComplexitéLe sujet est « d’une complexité extraordinaire », a rappelé André Vezinhet, président du conseil général de l’Hérault. « Le seul réchauffement climatique n’explique pas tout. Par exemple, le dessalement est présenté comme une solution miracle, surtout pour les pays riches qui investissent beaucoup pour s’approvisionner en eau douce. Or, ces usines sont des monstres, polluants, gourmands en énergie, toxiques, non sans risque pour le milieu marin environnant. L’été, la population dans le département passe de 1 million d’habitants à 1,6 millions d’habitants, alors que la ressource est à cet instant au plus bas. Les stratégies à long terme ne doivent pas se contenter de répondre à un besoin croissant, en apportant une offre plus importante en eau par prélèvement sur les ressources renouvelables, fossiles ou par le dessalement. Il faut également étudier les moyens d’économiser. »H.V.










