Région/Education – Fusion des universités : le recteur inquiet
À l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, jeudi 27 août, le recteur de l’Académie de Montpellier Christian Nique, a fait part de son inquiétude quant aux « réticences » à la fusion des trois universités montpelliéraines. « Aujourd’hui, je n’ai pas l’assurance d’une mobilisation totale du monde universitaire pour cette fusion ». Celle-ci est pourtant une condition sine qua non pour que Montpellier participe à l’opération Campus lancée par le ministère de l’Enseignement supérieur afin de créer 10 universités d’envergure européenne et mondiale. « Si rien n’avance d’ici novembre (date de remise du projet d’opérations immobilières, ndlr), nous perdrons le budget ».Convocation des conseils d’administration« Tout passe par les conseils d’administrations. J’ai demandé aux présidentes de réunir leur conseil d’administration début septembre or, pour l’instant, il n’y a pas de convocation », constate-t-il. « Certaines personnes sont satisfaites de leur propre structure et pour d’autres, il n’est jamais simple lorsqu’on est au pouvoir de démissionner pour laisser sa place à d’autres ».Sept chantiersSelon le Recteur, « aucun des chantiers menant à une université unique n’est ouvert ». Ils sont au nombre de sept : la fusion du patrimoine, la fusion de l’offre de formation, la fusion du personnel, la fusion des budgets, la structuration d’une nouvelle université avec ses composantes, et enfin l’organisation statutaire ainsi que l’organisation de la recherche.Une structure provisoire pour juin 2009Au niveau du calendrier, Christian Nique rappelle que la structure définitive de l’université unique doit être créée pour la rentrée 2010. « D’ici juin 2009, une structure provisoire devra être mise en place. Elle pourrait prendre la forme d’un Pres avec des délégations de compétences par université, en commençant par la médecine, le sport, l’accueil des étudiants étrangers,… ».Universités de proximitéSi la fusion des universités ne devait pas aboutir, le recteur prévient que les universités de Montpellier ne seront que des « universités de proximité situées dans les aires d’attraction des universités de Marseille, Toulouse et Barcelone ».N.B.










