Régionales – Xavier Bertrand veut mettre un terme à « la folie des grandeurs » frêchienne
« Est-ce que vous allez rester en Septimanie ? » entame, tel un chauffeur de salle, Roger Karoutchi mardi soir à la Grande-Motte, devant un parterre de 500 personnes acquises. Le secrétaire national chargé des fédérations UMP accompagne Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, venu sur place soutenir la caravane des jeunes de son parti et lancer la campagne des régionales. « Dans 20 régions sur 22, poursuit l’ancien secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, les socialistes ont fait exploser la fiscalité et créé des chapelles contre le gouvernement de la République. Ces régions doivent revenir à une gestion normale ». C’est-à-dire sans la gauche, précise Xavier Bertrand, et le parti socialiste, taxé de « sectaire » dès l’entame du discours. Les régionales sont ainsi « l’occasion de mettre un terme à l’ère Frêche, au matraquage fiscal pour sa politique de folie des grandeurs ». Sans ambiguïté, le secrétaire général de l’UMP se range donc derrière le candidat choisi par les militants pour les élections régionales, Raymond Couderc, balayant sévèrement la contestation symbolisée par Christian Jeanjean : « Il faut respecter le vote des militants, il n’y aura jamais de retour en arrière. C’est Raymond Couderc qui va diriger la liste (…) Laissons donc la division à la gauche. A bon entendeur, salut ! Chacun aura compris, je le pense ».
« Être plus unis que la gauche »
À La Lettre M, Xavier Bertrand précise sa pensée : « Une liste dissidente ne peut pas être faite pour gagner. Il nous faut être plus unis que la gauche ». Le secrétaire général de l’UMP balaie d’une revers de main le manque de notoriété du candidat Raymond Couderc comparé à l’actuel président du conseil régional : « Qu’avait-on dit à l’époque à propos de Bertrand Delanoë ? On avait dit la même chose de moi lors de mon entrée au ministère ». Enfin il réfute l’idée qu’il pourrait intervenir pour que son ancien directeur de cabinet Jean Castex, candidat malheureux à l’investiture, devienne tête de liste dans les Pyrénées-Orientales : « j’ai de l’amitié pour lui, il a beaucoup de talent, beaucoup d’avenir politique sur le plan national. Mais le choix ne sera pas parisien ». C’est pourtant bien un conseil national qui décidera, courant octobre, des têtes de liste départementales.










