Régionales : Saurel dénonce un chantage aux subventions
À l’approche du premier tour des régionales, le 6 décembre, le climat devient de plus en plus tendu entre la Région LR, présidée par Damien Alary, colistier de Carole Delga (PS-PRG) et le président (DVG) de la Métropole de Montpellier, Philippe Saurel, qui s’apprête à déposer, le 6 novembre, ses listes « citoyennes » dans les 13 départements de la grand région. Ce dernier a carrément dénoncé, lors d’une conférence de presse, le 2 novembre, dans son bureau de l’hôtel de métropole, des pressions directes qui auraient été exercées, selon lui, par la Région, pour qu’il retire sa candidature, en échange des subventions de la Région. « Si tu passes sous la table, on finance, voilà ce qu’on m’a dit », a affirmé le président de la Métropole, évoquant des propos qui auraient été tenus à ses collaborateurs. « Si tu retires ta candidature aux régionales, on finance ».
Le conseil régional du Languedoc-Roussillon et la Métropole, se renvoient la balle depuis plusieurs semaines sur la responsabilité de l’un et de l’autre dans la non-signature de ce volet territorial, d’un montant de 30 M€ pour la Région. Lors de la dernière séance publique de la Région, le 23 octobre, Damien Alary a fustigé l’absence de la Métropole dans le tour de table du CPER.
30 M€ « non fléchés »
Philippe Saurel affirme, au contraire, que sa collectivité « a accepté de flécher 86 M€ d’investissements sur des opérations sous maîtrise d’ouvrage de la Région et de l’Etat », notamment sur les dossiers des chapitres « mobilité » (les transports) et « universités », mais n’aurait pas de réponse claire de la Région sur plusieurs opérations sous maîtrise d’ouvrage de la Métropole : la 4e ligne du tramway, les études pour la ligne 5, le conservatoire régional, le centre d’art contemporain, ou encore la cité intelligente (smart city). Certes, la Région a inscrit 30 M€ sur le volet territorial du CPER, reconnaît-il, mais « ces crédits ne sont pas fléchés ». Il souligne la baisse, dans le CPER, des participations financières de la Région aux projets de la Métropole « qui étaient de 16,7 M€ par an quand Georges Frêche était à la fois président de la Région et de l’Agglo, de 2004 à 2010 ». Et déplore que sa collectivité ne soit pas, selon lui, « associée au contrat de plan Etat-Région, comme le veut la loi Maptam », (loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des Métropoles ». Il ajoute que la non-signature de ce volet territorial, dont il impute la responsabilité à la Région, bloque la signature de conventions sur la politique de la Ville et le Papi 2 (la lutte contre les inondations).










