Région > La CELR et la Banque Palatine, du groupe Caisse d'Epargne, attaquent de concert les entreprises
Échanger des informations via un comité de coordination trimestriel, traiter ensemble certains financements afin de « partager le risque » et se positionner sur des opérations d’importance. Le tout sans marcher sur les platebandes du partenaire. Voilà le contenu de la convention signée mardi dernier entre la Caisse d’Épargne du Languedoc-Roussillon et la Banque Palatine (ex-Sanpaolo, groupe Caisse d’Épargne). Sur le terrain, pour quelques clients tels Eminence ou Orchestra, les deux banques interviennent déjà ensemble. « Sur des dossiers comme le financement de l’immobilier d’entreprises, aucune banque ne prend le risque en direct », affirme Richard Thélène, responsable régional de Banque Palatine. « La transmission est aussi un sujet récurrent. »Des cibles qui se recoupent partiellement. Les cœurs de cible sont différents, mais se recouvrent en partie - des entreprises au CA de 750 K€ à 20 M€ pour la CELR et de 7,5 M€ et jusqu’à 250 M€ pour la Palatine. La coordination n’empêchera pas chacun d’œuvrer pour son compte. Banque Palatine mène actuellement une prospection sur les « small caps », le segment des 75 à 500 M€, soit une cinquantaine d’entreprises en région. La banque devrait d’autre part doubler son effectif nîmois (de 3 à 6 personnes) courant 2006. La banque, à l’étroit, recherche d’ailleurs des locaux.Banque Palatine est présente en région avec une succursale à Montpellier (tout près de la Comédie) et une agence à Nîmes, tandis que la direction des marchés particuliers de la Caisse d’Epargne, dirigée par Nadine Baptiste, comprend trois centres d’affaires (Nîmes, Montpellier et Narbonne) et une antenne à Perpignan.










