Région > Des zones franches urbaines en attente d'extensions
Les émeutes dans les banlieues françaises ont peu concerné les zones sensibles de la région, mais le Languedoc-Roussillon pourrait profiter de leurs retombées. Parmi les mesures annoncées par le Premier ministre, se trouve la création de 15 zones franches. Selon les acteurs proches du dossier, trois zones existantes, à Montpellier (Mosson), Nîmes et Perpignan pourraient bénéficier dans la foulée de l’extension réclamées sans succès depuis quelque temps. « Celle de Nîmes, qui compte 700 entreprises et a permis de créer 2 000 emplois, est pleine comme un œuf », constate Jacques Mura, président de l’Association des résidents économiques nîmois en zone franche (Aren). Il est aussi président de la Fédération nationale des associations d’entrepreneurs des ZFU. Une extension de 7 ha, sur la zone Kilomètre Delta, pourrait être accordée.Même attente à Perpignan. « La ZFU est une vraie réussite, mais nous n’avons plus rien à proposer...», regrette Violaine Ribère, du pôle action économique de l’Agglomération (elle est agréée par la Délégation interministérielle à la ville comme chef de projet zone franche). La demande d’extension de 10 % n’a toujours pas reçu de réponse. En fait, le dernier courrier reçu date de septembre 2004. Un pré-avis favorable de la Div avait alors été donné. « Lors de la visite de la ministre déléguée à la Cohésion sociale en octobre 2005, on nous a dit de finaliser rapidement le dossier, note Violaine Ribère, mais je remarque que les extensions ne sont pas pour l’instant inscrites dans la loi de finances 2006. » Sur le premier dispositif, plus de 30% des emplois créés étaient occupés par des habitants de la ZFU (alors que le minimum était de 20 %). La 4e ZFU du LR se situe dans le quartier Devèze-Arènes à Béziers. C’est la plus jeune, créée début 2004 (responsable : Stéphanie Surjus, Béziers Méditerranée Expansion).










