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Région Occitanie
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Transports - Logistique
| 23/02/2018

Réforme SNCF : Carole Delga exprime son mécontentement

Après la remise du rapport sur l'avenir du transport ferroviaire par l’ancien patron d’Air France, Jean-Cyril Spinetta, Carole Delga, présidente PS de la Région, réplique dans La Gazette de Nîmes (22 février), à travers une interview où elle déclare « ne pas vouloir d’une France de seconde zone ».
Le rapport évoque la nécessité de concentrer des moyens sur les lignes les plus fréquentées, comme la région parisienne et les grandes métropoles. « Il ne faut pas oublier l’autre fonction du ferroviaire qu’est l’aménagement du territoire. Jean-Cyril Spinetta voit le ferroviaire à travers un prisme qui selon moi, est décalé. C'est très parisien, au sens où le rapport ne considère le chemin de fer qu'à travers les enjeux de déplacements de masse », tacle l'élue.

Le rapport recommande une simplification des procédures de fermeture des lignes à investissements injustifiés. Le rapport Spinetta pointe les petites lignes qui transportent 2 % des voyageurs dans 9 % des trains, sur 45 % du réseau. Les lignes entre Alès et Bessèges et sur la rive droite du Rhône, dans le Gard, font partie des lignes concernées. « Ces lignes font partie des six lignes que nous voulons régénérer, mais tout ceci peut être remis en cause parce qu’il n’y a pas de financement engagé par contrat », indique-t-elle. Le gouvernement, qui va trancher rapidement, étudie la possibilité de remplacer des lignes faiblement utilisées par des dessertes en bus. Carole Delga n'est pas le seule à s’alarmer. Le maire de Langogne (48), Guy Malaval s’inquiète, également dans La Gazette de Nîmes, pour le Cévenol, cette ligne Nîmes-Clermont-Ferrand qui a déjà été menacée à plusieurs reprises : « Il y a des endroits où il n’y a pas d’alternatives au train », martèle-t-il. 

Dans la Région, un protocole a été signé en décembre 2017 avec la SNCF, en vue de la signature de la convention TER pluriannuelle à l'échelle de l'Occitanie. « Ce protocole engage la Région avec la SNCF jusqu’en 2025. Ce rapport ne changera rien à ce qui a été déjà signé. La région Occitanie a un très gros réseau secondaire, qui est en mauvais état. Nous sommes une Région qui investit beaucoup sur le ferroviaire, avec 4 Md€ programmés sur les prochaines années. »

Le rapport Spinetta encourage à lever le pied sur le développement du réseau à grande vitesse. Les projets de lignes nouvelles Toulouse/Bordeaux et Montpellier/Perpignan sont dans le viseur. « Nous avons besoin de ces LGV, rétorque la présidente de la Région. On ne peut pas considérer que le réseau est abouti quand il n'y a pas de liaison à grande vitesse vers l'Espagne et que la 4e ville de France, Toulouse, n'est pas reliée à la grande vitesse. Et on ne peut pas revenir sur le contournement de Nîmes et Montpellier, qui est entré en service. Ni sur les gares TGV de Montpellier Sud de France (déjà livrée, NDLR) et Manduel (prévue pour fin 2019), qui sont un ensemble pertinent. Tout est signé. On ne reviendra pas dessus », même si la Région suspend sa participation financière à des garanties de trafic. 

Publié dans La Gazette de Nîmes

Solène Bibal, avec H.Vialatte, d'après La Gazette de Nîmes
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